Les syndicats font volte-face et refusent le projet de loi qui réorganise la police et ses missions. La crispation est à son comble alors que la grève de l’uniforme se poursuit
Extrait de: Source et auteur
Les syndicats font volte-face et refusent le projet de loi qui réorganise la police et ses missions. La crispation est à son comble alors que la grève de l’uniforme se poursuit
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Depuis longtemps, je ne puis me défaire de l’idée que la police est un état dans l’État à Genève.
Je n’approuve pas ses revendications. À leur place j’en aurai d’autres.
Lisant le livre de Patrick Delachaux : « flic de quartier », je constate que l’organisation des horaires est absurde. Elle procède, soit d’une incompétence, soit d’une volonté délibérée d’augmenter les primes.
Depuis longtemps également, chaque fois que je croisais des policiers déambulant, des épithètes méprisantes venaient à ma pensée. Du genre de : « branleurs, bracaillons et traine-savates ».
Ces impressions ce sont volatilisées en les voyant sans uniforme. Avec toutefois une réserve en ce qui concerne les shorts.
La tenue dont on les a affublé est dévalorisante. Et je ne parle pas de celle des policiers municipaux qui, semblent droit sortis des peanuts.
Je les crois aussi accablés par de doubles exigences, dont l’uniforme représente symboliquement la charge.
Maintenant des personnalités ressortent, de manière visible et qui m’inspirent confiance.
De plus, ils n’ont plus l’air de se balader. J’en ai même vu rester dans une position pendant un temps certain. Cela aussi est sécurisant. Au même titre que leurs attitudes.
J’en ai rencontré deux ce matin. Et je leur ai fait part de ce qui précède. Eh bien, croyez-moi ou non, mes propos leur ont remonté le moral !