Zemmour écrase les tristes…

Zemmour invoque de Gaulle, Napoléon, compare le rapport à la mystique des époques successives. Américanisés, canal plusisés, ils ne peuvent pas comprendre.

Samedi soir, très grand moment de télé sur France 2. À n’en point douter, les historiens du futur s’en serviront dans leurs cours magistraux ! « On n’est pas couché » accueillait, en effet, Éric Zemmour à l’occasion de la sortie de son opus « Le Suicide français ». De suicide, il en fut en effet question : celui d’une caste politico-médiatique aux abois, gonflée à l’hélium de son importance low cost.

On le savait, on allait se régaler. Parce que Ruquier n’a pas fait les choses à moitié : Zemmour a été la star d’une émission fleuve ! Et face à l’essayiste réactionnaire, une armada bigarrée, réunissant quasiment tous les stéréotypes de boboland. Des journalistes englués dans la moraline, des potiches gay, un animateur venu vendre sa daube en boîte, et un politicard verdâtre pour le fun…

Revue de troupe. Le fantastique Haineric Coran, tout d’abord. Respect, man. Un automate no steak dont il faut conserver précieusement chaque intervention. Un jour de déprime, repassez-le, et vous recevrez une décharge d’adrénaline pour vous remonter. Pour paraphraser Baldur von Schirach, quand je vois Haineric, je sors mon revolver. Mais avant de tirer, je lui ferai bouffer ses sources, histoire de. Le gaillard a pris une déculottée sur l’affaire de la « Ligne Azur ». Tête basse, il passa à un autre sujet.

Léa Salami, ensuite. La jolie bécasse a pris du galon. Enfin, elle fait comme si. Brandissant son Paxton, genre étudiante en histoire diplômée du Monoprix Institute, elle attaque le polémiste sur Vichy : « Vous voulez réhabiliter Pétain, vous, le juif ? » Léa n’a pas pu s’en empêcher, elle relègue Zemmour à ses origines, lui qui ne les revendique jamais, lui qui se sent« fanatiquement français », selon la belle sentence de Las Cases. Argument Bonux machine, à hauteur de talon compensé. Et alors Zemmour se fait l’hallucinant avocat du maréchal : « Oui, il a sauvé des juifs ! » Défendre le viol des fillettes aurait été plus facile de nos jours. « Vous votez Marine, avouez-le. » Zemmour n’appuiera pas sur le bouton nucléaire.

Requiem for a Dream. Descente aux enfers de la caste salamisée… Cohn-Bandit sur le fauteuil. « Vous êtes le roi de l’époque », sort Zemmour. Beaucoup ne comprennent pas. Et Denisot l’insipide qui se braque. Caméra plongeante sur l’actrice québécoise qui se dit « choquée » d’entendre un tel discours. À côté d’elle, un jeune réalisateur gay, blanc comme un linge. L’écrivain déconstruit la propagande homo depuis 40 ans. Pédagogue et imparable !

Zemmour invoque de Gaulle, Napoléon, compare le rapport à la mystique des époques successives. Américanisés, canal plusisés, ils ne peuvent pas comprendre. Haineric insulte, Léa est grossière, Ruquier joue les idiots, l’actrice caquette son indignation, Cohn-Bandit surjoue, le gay blanchit encore. Zemmour est zen, il sait qu’il est désormais la voix de la France éternelle. Ironie de l’Histoire. Fabuleux destin pour ce fils de juif d’Algérie. N’en déplaise à toute l’anti-France.

Auteur et source : Karl Joris  BdVoltaire, 7 octobre 2014

La vidéo de l’émission : Eric Zemmour : « Le suicide français », on n’est pas couché, 4.10.2014 ci-dessous :

1 commentaire

  1. Magnifique article, les pseudos utilisés sont bien choisis. Je ne regarde plus cette émission depuis que Zemmour et Nolleau ont été remplacés par de pseudos journaleux/chroniqueurs, d’une inculture et d’une mauvaise foi ahurissantes, honteuses. Des prêtres du « politiquement correct » d’une incroyable malhonnêteté intellectuelle. Mais ayant vu que Zemmour serait présent j’ai fait une exception, mais uniquement pour « l’interview » de Zemmour.
    Il a du cran, il était comme toujours à la hauteur, avec de vrais arguments (qu’on y adhère ou pas) face à une meute de chacals, conscients de leur immense inculture et stupidité, à la hauteur de leur arrogance, qui se sont jetés « courageusement tous ensembles » sur leur « proie », E. Zemmour.
    Ils étaient pitoyables, y compris Ruquier qui, en général pourtant, essaie de rester plus ou moins neutre a mener la meute avec une jouissance même pas contenue.
    Ils se sont tous « vengés » littéralement, de cet homme qui ne plie pas, qui leur tient tête, souligne leur ignorance et défend ses convictions avec, contrairement à eux, des arguments. Inacceptable pour un bobo-caviar.
    Ce qui m’a frappée plus que jamais, c’est la similitude des « attaques des socialos-bobos » qu’ils soient suisses (infrarouge en Suisse par exemple), français ou d’ailleurs.
    Aucun argument, les mêmes phrases toutes faites et vident de sens, répétées inlassablement et la plupart du temps hors sujet pour noyer le poisson, car ne sachant que répondre.
    Ils insultent et agressent leur « adversaire » et lui coupent sans cesse la parole, pour l’empêcher à tout prix de s’exprimer et ainsi tenter d’éviter d’être mis face à leur abyssale inculture, à leurs contradictions et à leurs mensonges.
    La majorité des journalopes sont hélas anti démocratiques, pro-dictature et considèrent l’honnêteté intellectuelle comme une tare, une maladie honteuse, à éradiquer à tout prix de tous les esprits. Permettre aux gens de penser par eux-mêmes, mais quelle horreur ! Tolérer des gens qui osent réveiller l’esprit du peuple, inacceptable.
    Tant que le terme « politiquement correct » sera imposé, le peuple sera muselé. Ce terme doit être banni de tous les vocabulaires, c’est la pire des injures et des fumisteries faites aux citoyens et à la liberté.

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