La police cantonale bernoise a saisi plusieurs centaines d’armes au domicile d’un homme dans l’Oberland bernois. La perquisition avait débuté lundi, a indiqué la porte-parole de la police Alice Born, confirmant une information de « 20 Minuten ». Elle était toujours en cours mardi matin.
L’opération à Unterseen, près d’Interlaken (BE), n’est pas en rapport avec un délit, a précisé Mme Born. La police doit au contraire clarifier si l’homme a contrevenu à la loi sur les armes: « Nous regardons quelles armes l’homme possède légalement ».
Une vingtaine de policiers et de collaborateurs de divers services spécialisés sont présents ainsi que deux experts de l’armée suisse. L’homme avait été arrêté temporairement lundi, avant d’être libéré.
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Bonjour,
Curieuse affaire. Les différents articles (blick, 20min, matin…) livrent des informations parfois complémentaires, parfois contradictoires.
Selon le blick, ce retraité, auparavant paysan et armurier, n’aurait pas renouvelé une autorisation en rapport avec une arme(?)
20min parle de possibles violations de la loi sur les armes, mais l’individu ni violent ni dangereux a été relâché dans la journée. Cet homme aurait été vindicatif et aurait souvent mis en cause les autorités, mais toujours par le biais de son avocat(!)
Le Matin ou Bluewin en font un article pour publier une photo avec des armes (bonne accroche coco!) mais en disent encore moins.
J’avoue pour ma part ne pas comprendre comment sur un soupçon -ou un piège?-, la police peut débarquer chez un particulier et tout saisir, au motif qu’ils prétendent vouloir contrôler si tout est en ordre. En l’absence de délit, ça me semble très délicat, et loin de ce que permet normalement le droit dans ce pays. Alors, dénonciation? Opération facile et sans danger pour « faire du chiffre »?
J’espère qu’après en avoir fait ses gros titres, la presse assurera un suivi correct de cette affaire. Même si j’ai des doutes.
Les armes sont un domaine sensible. Par peur ou par ignorance, la presse de gôche stigmatise ces horribles détenteurs d’armes. On compare la collection d’armes et de timbres, c’est dire si certains ne sont guère attachés à la lutte pour leur droits et à la sauvegarde de la démocratie.
Ce sont les mêmes lâches qui délèguent le monopole de la force armée à la police et aux militaires, pour son petit confort personnel il est tellement plus simple de détourner les yeux. Pacifistes, non violents, anti armes… on se donne des airs civilisés mais on laisse les autres faire le sale boulot.
La loi est complexe, et il est facile de s’y perdre. Pratiquement aucun journaliste ne maîtrise le quart de ses subtilités. Ainsi, il n’est pas obligatoire de conserver la moindre facture pour une arme acquise il y a plus de 10 ans. C’est la loi. On n’a pareillement pas d’obligation d’annoncer que l’on possède une ancienne arme militaire. C’est un droit.
Sommaruga-qui-se-moque-bien-de-la-démocratie et les directeurs des polices cantonales qui lui sont inféodés souhaitent que les particuliers enregistrent toutes leurs armes. C’est non seulement parfaitement inutile, mais ça contrevient au principe du droit acquis. Ça pose des problèmes de sécurité internationale, quand des données Schengen (SIS) sont volées par des pirates informatiques. Enfin, la loi depuis sa dernière révision en décembre 2008 « souhaite » un enregistrement, mais se garde bien de prévoir des sanctions en cas d’oubli.
Bref, il est très facile de s’y perdre, d’être négligent en oubliant une facture ou une subtilité législative. Ça va dans les 2 sens d’ailleurs: dans une opposition contre la police des armes de mon canton, les autorités avaient été désavouées. C’est dire que même les fonctionnaires du bureau des armes ne sont pas à l’abri d’une bévue.
Mais ça, personne n’en parle…
Par « un homme » faut-il comprendre « un jeune » depuis plus longtemps ou alors un paysan de l’Oberland pour défendre son troupeau ?
Le traducteur français / français