En Gérard Depardieu coexistent deux êtres antagonistes, une brute et un tendre, Caliban et Ariel. Il y a, bien sûr, sa présence physique, son magnétisme animal, sa dégaine d’homme des bois, sa gueule de bûcheron taillée à la hache, son gros rire de paysan, son allure de loubard devenu, au fil des années et des excès, monstrueux comme Orson Welles ou Michel Si mon, toutes choses qui fascinèrent d’emblée Jean-Laurent Cochet et Marguerite Duras.
Mais, plus encore, il y a sa voix, tantôt éructante et gouailleuse, tantôt murmurante et suave, capable de vociférer des imprécations, de jaspiner le verlan cher à Simonin comme de murmurer des mots d’amour, de communiquer l’émotion des vers de Racine et des monologues de Peter Handke, et même de prêter de l’éloquence aux silences de Duras.
Extrait de: Source et auteur
Suisse shared items on The Old Reader (RSS)

Un peu lasse de n’entendre que des remarques sur son apétit, de vivre de jouer…comme s’il n’était qu’un pantagruel. Lisez au moins ses « Lettres volées », poétique et bouleversant, c’est un artiste qui n’a jamais imité les autres et que l’on a touj. réduit hélas qu’à un acteur – magnifique en plus- donc un très talentueux personnage, poète, penseur, viticulteur… cultivé.. et d’une intelligence innée… voilà pourquoi on cherche tant à le réduire. Tiens je suis finalement d’accord : Maous comme lui-même!
P.S. Depardieu….il y a en lui un petit quelque chose de Poutine..et même un zest de Raspoutine..
Avec sa gueule de loubard, de français errant.,.Lui vient sa douce folie, ces coups de gueule..sa force vive même s’il n’a plus vingt ans.
De par Dieu…a-t-il reçu tant de talents? De cet esprit si impromptu.. Qui croit le saisir, il vous échappe.
Fait partir de ces gueules inoubliables du cinéma français, Gabin, Ventura, Belmondo..si proches et si lointains…C’est ça Depardieu. Tant pis pour ceux dont l’obscur désir est de mater cet indomptable.