Soumission, de Michel Houellebecq, a fait scandale. Et pas qu’en France. Mais comme d’habitude, la plupart de ceux qui ont parlé du livre n’ont pas pris la peine de le lire.
Houellebecq et la psychologie de la décadence


Soumission, de Michel Houellebecq, a fait scandale. Et pas qu’en France. Mais comme d’habitude, la plupart de ceux qui ont parlé du livre n’ont pas pris la peine de le lire.
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Je viens de lire un titre sur Bvd Voltaire qui dit + – ceci : ce livre n’est pas un livre sur l’islam mais sur la fatigue d’être soi et sur ce que nous sommes devenus… ben, pas tout le monde, quand même…
Mais c’est assez exact: le personnage est fatigué d’être lui et en prononçant le mot magique il peut complètement se laisser aller – j’avais pensé au mot « lobotomisé » – que cela soit l’islam ou une autre idéologie –
La différence avec Gouguenheim, c’est qu’avec son livre on apprend des choses passionnantes, tandis qu’avec Houellebecq … rien…
Je comprends Madame Lauwaert : le livre de Houellbecq est sur ma table, je l’ai survolé, me réservant de le lire vraiment, mais j’ai peur de ne pas y entrer, ayant déjà été très déçu par « Les particules élémentaires » et n’étant pas trop attiré par le statisme de la narration. En revanche, lire Finkielkraut, « L’Identité malheureuse », c’est autrement stimulant. Ou lire Gouguenhein, acquis dès sa parution. Là, on retrouve ce que disait déjà Le Goff dans sa « Civilisation de l’Occident Médiéval », mais avec un autre éclairage et des sources bien plus nombreuses,en faisant litière des affirmations d’une caste d’historiens peu scrupuleux relayant les politiques nous expliquant que notre culture devait tant à l’islam. Gouguenheim remet les pendules à l’heure (http://www.subito-invenio.org/wordpress/?page_id=106). Ce qui lui a valu un procès en sorcellerie de la part de certains de ses collègues « bien-pensants ». Je fais l’hypothèse que ces inquisiteurs n’ont pas changé de point de vue depuis le 7 janvier.
Tout d’abord je ne vois pas la raison pour laquelle ce livre ferait scandale.
Je viens d’en terminer la lecture et me demande pour quelle raison Houellebecq est tellement porté aux nues… style? vocabulaire? intérêt? J’ai trouvé ce livre barbant. Le récit? Lent, banal, passif, apathique, une lente dérive tout au long de ses 300 longues pages… qui se déroule entre universitaires “hors sol” comme dirait Zemmour, qui sont rivés sur leur petit sujet aussi limité qu’inutile : leur thèse sur ce qu’un autre a écrit… en l’occurrence Huysmans… La situation ? ben, celle qu’on a sous les yeux. S’il y a de nombreux musulmans il est normal qu’ils soient nombreux dans le conseil communal comme à Bruxelles et que le maire de Rotterdam soit musulman et qu’il y ait des partis musulmans et que des partis fassent des alliances et que le président soit un musulman. Des constatations aussi banales que “si une insurrection générale doit se déclencher prochainement en Europe, elle viendra peut-être de la Norvège ou du Danemark; la Belgique et la Hollande, aussi, sont des zones potentiellement très instables”… ou bien “le véritable ennemi des musulmans, ce qu’ils craignent et haïssent par-dessus tout, ce n’est pas le catholicisme: c’est le sécularisme, la laïcité, le matérialisme athée.” Ben oui, ça fait un bail qu’on le dit…
Et en suite nos bobos intellos prononcent la profession de foi islamique qui est la parole magique par laquelle ils se confient corps et âme au système qui leur assure l’emploi, les épouses et même des idées… quoi de plus logique? Exactement comme “au monastère on échappait j’imagine à la plupart de ces soucis, ( lavabo bouché, etc.) on déposait le fardeau de l’existence individuelle.”
Houellebecq emploie un truc que nous sommes nombreux à employer: on part d’une idée et puis on pousse sa logique le plus loin possible. Bon et alors? Ça aurait pu être rigolo mais ce ne l’est pas.
“Ça laisse le temps que ça trouve” rien de plus, cela me permet de dire que je l’ai lu et de ne pas acheter le prochain…
Je viens aussi de lire “Aristote au Mont-Saint-Michel” de Gouguenheim…Là c’est autre chose ! Revers de la médaille: quand on est habitué aux livres intéressants, on peine à arriver au bout d’un Houellebecq…
Si Houellebecq fait scandale, dérange les bien-pensants, les idéologues, c’est que son livre fiction n’est pas très éloigné d’une future réalité.