VA. Lors de l’émission « Des Paroles et des Actes », vous avez indiqué vouloir sortir du « pas d’amalgame », mot d’ordre de l’après 11 janvier, en quoi ce slogan empêche-t-il le débat ?
XL. La revendication des terroristes et de leurs commanditaires se réclame de l’islamisme. Les terroristes qui se revendiquent de l'Islam tiennent leur légitimité d’une certaine lecture du Coran et de la Sunna. Or, face à la violente réprobation qu’ont suscité ces attentats et dans le but de protéger les musulmans présents en France, le mot d’ordre a été de saturer l’espace médiatique avec l’expression « pas d’amalgame ». C’est une erreur car personne ne peut croire que ce qui s’est passé en France en résonnance avec les événements de Syrie et d’Irak est totalement déconnecté, étranger à l’Islam.
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Bien sûr, il faut sortir du « padamalgam ». Mais le moyen ? On ne peut pas attendre de la caste politique et de celle des médiastres gavée de fonds publics qu’elles s’achètent soudain une conduite et soient touchées par la grâce. Les gens de bon sens connaissent le mécanisme : tout méfait perpétré par un islamiste devient ipso facto une victimisation… des musulmans et une incitation à « l’islamophobie ». Les vraies victimes, elles, on pleurniche un peu dessus et on les oublie bien vite. Le système est bien rôdé, la bien-pensance tient le haut du pavé et endoctrine les masses niaises via les écrans de TV, les radios(pubs, les journaux subventionnés. Les moyens pour combattre cette peste existent : explications de bouche à oreille, sans se soucier d’être virtuellement ostracisé, recours aux sites de ré-information, multiplication des libelles, papiers et autres « fusées volantes » (Voltaire) et guerre des ondes. Cette dernière n’a pas besoin de gros moyens techniques, contrairement à ce que l’on croit.