PHILIPPE BARRAUD
Il y a d’abord ce coup de force du Conseil fédéral: par dessus le Parlement, ses grosses bottes sur l’opinion publique, il ouvre toutes grandes les portes du pays à 3000 réfugiés syriens. Pour faire passer la pilule, la radio d’Etat organise la propagande, à coup de comparaisons mensongères.
Le gouvernement ne le sait que trop: la voie démocratique et parlementaire est trop semée d’embûches pour qu’il s’en embarrasse. Alors, il gouverne par décrets, contre lesquels il n’y a aucun recours, comme la première dictature venue. Privilégiés par rapport aux autres réfugiés, ceux-ci passeront directement à travers toutes les procédures, et se verront de plus octroyer le regroupement familial. Et bien sûr, ils pourront rester ad aeternam en Suisse.
Si elle s’habille d’oripeaux humanitaires, cette décision n’en est pas moins scandaleuse. On sait que les Suisses en ont marre d’être submergés de milliers de requérants d’asile à 99% musulmans, dont la plupart resteront en Suisse, asile ou pas. Et voici que leur gouvernement leur assène un joli coup de couteau dans le dos: 3000 réfugiés supplémentaires, et probablement beaucoup plus avec le regroupement familial. Où va-t-on mettre tout ce monde? Quelle garanties va-t-on exiger d’eux? Poser la question est défendu: seul le discours politiquement correct sur la solidarité est admis.
C’est ainsi que la RSR, qui prend vraiment ses auditeurs pour des c…, cherche à nous culpabiliser en comparant la Suisse et le… Liban. Cette comparaison est grossièrement absurde, insensée, mais elle trahit bien le mépris dans lequel on tient les Suisses. Le Liban est un pays limitrophe de la Syrie, qui a vécu pendant des décennies des liens – pas toujours volontaires il est vrai – avec le pays voisin et sa population; le Liban est un pays largement musulman, et de ce fait, l’afflux de réfugiés ne pose pas de problèmes confessionnels particuliers, même si les Chrétiens se sentent bien seuls.
Non, décidément, la Suisse n’est pas le Liban, est c’est insulter le peuple suisse que de vouloir le culpabiliser de n’avoir pas 20% de réfugiés syriens sur son sol. Cette décision est un véritable coup d’Etat politique, et il faudra bien un jour que les responsables en répondent lorsque les relations entre communautés auront atteint un point d’incandescence. Ce qui, avec ce genre de coup de force, ne saurait tarder.
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J’ai vraiment envie de vomir: CE PAYS VA SE TRANSFORMER EN UNE BANLIEUE FRANÇAISE!