La Confédération et les partenaires des Vingt-Huit s’entendent pour rétablir au plus tard en juin des contrôles systématiques aux frontières extérieures de l’espace Schengen.
Tanguy Verhoosel
Les Européens se sont entendus, hier, sur un calendrier de mise en oeuvre accélérée de certaines mesures antiterroristes décidées en février, suite aux attentats de Paris.
Réunis à Bruxelles, avec leurs homologues des Etats associés à l’espace Schengen (dont la présidente de la Confédération, Simonetta Sommaruga), les ministres de l’Intérieur des Vingt-Huit ont notamment décidé de rétablir, avant la fin de juin des contrôles
« systématiques et coordonnés »
sur toutes les personnes bénéficiant du droit à la libre circulation en Europe qui franchissent les frontières extérieures de l’espace Schengen.Ils le feront sur base
« d’indicateurs de risque communs »
(provenance ou destination des passagers aériens, etc.) que la Commission européenne va établir.Jusqu’à présent, seuls des contrôles systématiques des documents d’identité peuvent être effectués. Prochainement, les gardes-frontière pourront, en outre, accéder aux données policières contenues dans le Système d’information Schengen.
Pour le Français Bernard Cazeneuve, cela aidera les Etats à
« mettre hors d’Etat de nuire »
les djihadistes européens qui reviennent sur le Vieux Continent après s’être battus en Irak ou en Syrie.« On ne veut pas de mesures symboliques, mais bien des mesures réelles et crédibles »
, a commenté Simonetta Sommaruga.Les pays de l’espace Schengen sont également convenus, hier, de créer avant la fin de juin une cellule spécialisée en matière d’identification des contenus promouvant, sur internet, le terrorisme ou l’extrémisme. Elle relaiera notamment les informations vers la Commission européenne, qui a déjà sur pied un
« forum »
chargé de négocier avec les fournisseurs d’accès à internet le retrait des sites, vidéos et blogs litigieux. Outre de lutte contre le terrorisme, les Européens ont également débattu hier de la pression migratoire qu’ils subissent de plus en plus.Selon Frontex, l’agence chargée de la surveillance des frontières extérieures de l’UE, quelque 275
000 migrants sont entrés illégalement dans l’UE en 2014, contre 100
000 en 2013. La situation ne cesse pas uniquement de se dégrader en Méditerranée; des afflux de Kosovars ont également été constatés à la frontière entre la Serbie et la Hongrie.L’Italie n’en peut tout simplement plus
Afin de dissuader les demandeurs d’asile d’entamer une
« traversée de la mort »
de la Méditerranée vers ses côtes,
« la priorité pour la communauté internationale doit être de monter des centres en terre africaine pour traiter là-bas les demandes d’asile et décider si elles sont recevables »
, a souligné le ministre italien de l’Intérieur, Angelino Alfano.« On peut examiner cette idée, mais ne soyons pas naïfs: ce n’est pas en créant ces centres pour réfugiés qu’on va tout régler »
, a souligné Simonetta Sommaruga.En effet, il faudrait au préalable que les Etats européens s’entendent sur une répartition du fardeau des réfugiés.
« Ce sera très difficile »
, a reconnu la cheffe du DFJP. Mais Berne veut montrer l’exemple: le Conseil fédéral a pris la décision de principe d’accueillir en Suisse 3000 réfugiés syriens, en trois ans.
« On espère que d’autres pays seront encouragés à faire la même chose »
, a-t-elle indiqué.LA LIBERTE
Extrait de: Source et auteur
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Nos autorités politiques devraient arrêter de vouloir nous imposer l’UE par tous les moyens, ses lois totalitaires, son Euro destructeur et sa libre circulation de « masse », avant qu’il ne soit trop tard. Si ce n’est pas déjà le cas…
Une excellente analyse de la situation de l’Europe actuelle sur Polémia que je recommande.
http://www.polemia.com/leuro-arme-de-destruction-massive-des-nations/
Voici l’analyse d’Antraigues, polytechnicien et auteur de précédentes contributions à Polémia.
♦ L’union politique doit absolument précéder l’union monétaire, étant entendu que, dans un cadre démocratique, l’union politique (autrement dit la constitution d’un Etat fédéral), ne peut être une simple construction technique, mais doit résulter de la volonté librement consentie de plusieurs nations de partager un destin commun. Par ignorance, par inconséquence, ou par calcul, il n’a pas été tenu compte de cette règle essentielle lors de l’institution de la monnaie unique par le traité de Maastricht.
D’où la situation actuelle, où cette monnaie unique est un échec économique avéré, et où, au sein de la zone euro, les écarts entre pays ont été aggravés, et une situation conflictuelle s’est créée. De plus, loin d’être une protection, par un piège de l’endettement artificiellement créé, l’euro livre les nations ainsi mises en difficulté aux intérêts et ambitions du monde entier, ainsi qu’à une dictature de plus en plus intrusive de la Commission européenne, elle-même cheval de Troie du mondialisme, et dont la dépendance politique vis-à-vis des Etats-Unis est évidente. »