Certains se demandent si l’Éducation nationale supprime le latin et le grec au collège pour des raisons d’économie ou pour des motifs politiques. Je réponds que ces raisons sont éminemment idéologiques.
La gauche répugne à apparaître comme le fossoyeur de la culture dont les langues anciennes sont comme le symbole. Et pourtant, c’est bien cette marque d’infamie qu’elle devra porter. La gauche, de fait, n’aime pas vraiment la culture. Pourquoi ? Parce que pendant trop longtemps, selon elle, l’accès à l’éducation aurait été l’apanage d’une frange réduite de la population, la plus aisée. La culture était nécessairement bourgeoise, et, dans le fantasmatique monde bourdieusien, les élites ne surgissaient que par reproduction.
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En matière culturelle comme ailleurs, la politique de la gauche est celle d’Attila : là où elle pose ses sabots, l’herbe ne repousse pas.