PHILIPPE BARRAUD
Une femme est morte dans l’avion du député vaudois qui s’est écrasé récemment. Mais non: elle n’existe pas! Chut! Pas un mot ! Personne n’en parle, mais tout le monde en parle. C’est l’Omerta à la vaudoise, et c’est indigne.
Honneur à notre consœur Nina Brissot qui, dans le magazine Le Régional, seule parmi des centaines de journalistes romands manifestement tétanisés par les pressions, a le courage de dire tout haut ce que chacun pense tout bas: «Qui était l’autre ? Peu importe puisqu’elle n’était que l’autre! Qui ne mérite pas une ligne, pas un signe, pas une compassion. (…) J’ai envie de juste saluer cette simple femme sans identité, morte dans un accident à côté d’un homme connu.»
Qu’on nous entende bien: il n’est pas question de savoir ce que cette femme faisait dans cet avion, ni quelle était la nature de ses relations avec le député. Simplement, il est humainement insupportable que l’on efface littéralement une personne, sa vie, sa famille, sa carrière et sa personnalité de notre monde, sous prétexte de ne pas entacher la réputation d’un homme admiré de tous. Qui qu’elle soit, elle mérite une compassion égale, et certainement pas l’indignité d’être devenue une non-personne, une morte sans importance, une morte gênante.
Le comportement de la classe politique vaudoise dans cette affaire, mais aussi des responsables de l’enquête et de la police, est honteux. Et il est terriblement déprimant de constater que pas un seul de nos élus assermentés n’a eu le moindre sursaut moral, la moindre révolte face à ce déni d’existence, face à ce mépris devant la mort d’une personne qui, si elle gène l’establishment par son existence même, était certainement chère au député disparu que l’on porte aux nues.
Extrait de: Source et auteur
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Et l’épouse , vous y avez pensé ???
Une mentalité déplorable!
J’ai entendu dire malgré moi dans une conversation de bistrot quelques tables plus loin que c’était une femme UDC. Un idiot de la même table, socialiste vu l’allure et la quantité de matière grasse dans ses propos, a même dit « tant mieux, ça fait un UDC de moins »
Ça m’avait choquée, mais je croyais être la seule. Ouf je ne suis pas seule à trouver cela très déplacé
Incroyable l’hypocrisie :Le parti écolo. dont ce mr. faisait partie a toujours été contre la Blécherette et a toujours décrié cette aviation générale de riche et inutile à ses yeux.Le comble c’est que ses membres achètent des avions.Faites ce que je dis mais pas ce que je fais!
Cette jeune, ou non, femme est donc morte deux fois! La première, dans l’avion! Mais ça aurait pu être l’inverse.
Tenez! Par exemple, Jésus était bien vivant le jour des rameaux. Et pourtant il était déjà mort! Ce qui a été confirmé avant la crucifixion, quand le peuple a demandé la libération de Barabas. Et a hurlé « crucifie »! Voyez-vous où je veux en venir?
Une définition, trouvée dans un dictionnaire, est: fin de la relation avec les vivants! pour cela, nul besoin d’être six pieds sous terre. Coluche souhaitait mourir de son vivant. Il ne pensait pas si bien dire!
Dieu dit: le jour de la consommation tienne de lui (l’arbre) « miménou » (ce petit mot, traduit par « de lui » va offrir des surprises) mort tu mourras. Ce qui est du petit nègre, j’en conviens, mais ne viole pas l’intelligence, ni ne la corrompt! Quand les rabbins de Jérusalem traduisent: « tu mourras certainement », je suis fondé de poser un diagnostic. N’est-ce pas?
Et Eve a mangé, et son homme aussi! Suit une longue et surprenante généalogie dans laquelle le hommes « font » des fils et quelques filles. Il y en a même un, Adam puisqu’il est bien de le nommer, qui « enfante » (comme Eve la première fois, sauf qu’elle a « conçu » avant d’enfanter)… qui enfante « à sa ressemblance » et à « son image ». Il y a plus à signaler. Mais la traduction des rabbins, de Jérusalem », passe comme chat sur braise sur ces analogies.
Donc, pour des « certainement morts », ils se portent plutôt bien.
Que les railleurs, les théologiens et les pasteurs évangéliques la mettent en sourdine, je n’écris pas pour eux.
Donc, de quelle « mort est-il question (c’est à dessein que je n’écris pas « était »)? Et les hommes qui ont enfanté n’étaient pas vierges. De quelle virginité s’agit-il?
Si une oreille vous démange, c’est bon signe, n’y mettez pas de baume.
Ceci écrit, je compatis au sort de cette jeune femme, de cette autre.
Si au moins on pouvait connaître son nom et envoyer un mot de condoléance et encouragaement à sa famille. C’est impressionnant de voir ce silence, cette absence d’empathie de la part de la presse.