Elle se fait cracher dessus et personne n’intervient

Une jeune femme prenait le bus pour rentrer chez elle, vendredi dans l’Oberland zurichois, lorsqu’un homme l’a menacée et lui a craché au visage. Aucun passager ne lui est venu en aide.

Après une longue journée de travail, Martina* a pris un bus aux alentours de 20h, vendredi dernier, pour relier Schwerzenbach à Uster, dans l’Oberland zurichois. La jeune femme de 25 ans se rappelle qu’il n’y avait que trois autres passagers à bord du car. «Je me suis assise et j’ai téléphoné à une amie», se rappelle la Zurichoise.

Après avoir raccroché, un homme lui a marché sur le pied. «D’abord, j’ai cru qu’il n’avait pas fait exprès. Mais quand il m’a écrasé une deuxième fois le pied, je lui ai demandé ce qu’il faisait», raconte Martina qui se rappelle que l’individu a soudainement complètement pété les plombes. «Il a menacé de me fracasser la tête si je ne descendais pas immédiatement du bus. Quand je lui ai demandé pourquoi il réagissait comme ça, il m’a dit qu’il était fatigué à cause du ramadan», explique la jeune femme qui s’est finalement décidée à quitter le bus.

«Ils m’ont encouragé à porter plainte»

Aucun des passagers ne lui est venu en aide, dénonce la Zurichoise: «Tout le monde a vu ce qu’il se passait, mais personne n’a rien fait. Je me suis sentie totalement impuissante et offensée. Je respecte toutes les religions, mais si les gens commencent à se comporter de cette manière parce qu’ils n’ont pas assez mangé et bu alors j’ai beaucoup de peine à les respecter.»

Le lendemain, Martina a contacté le service clients de l’association des transports zurichois (ZVV) pour signaler l’affaire. «Ils m’ont encouragée à porter plainte, mais sans preuves ça ne sert à rien», raconte la jeune femme.

La porte-parole des transports publics du Glattal (VBG), Katrin Piazza, regrette ce qu’il s’est passé.« C’est très difficile pour nos chauffeurs d’évaluer la situation lorsqu’ils sont en train de conduire. Lorsqu’un passager se sent menacé, nous lui conseillons d’en informer le chauffeur. Car tous nos collaborateurs ont suivi une formation particulière pour gérer ce type de situations.»

Source : 20 minutes.ch

3 commentaires

  1. Est-il besoin de préciser la raison pour laquelle personne n’est intervenu dans cette triste affaire?

    La Suisse est devenue un tel paradis multiculturel que le peuple « s’écrase » devant toutes sortes d’agressions par peur des représailles; sans oublier de préciser que la justice n’est plus vraiment en faveur du lésé dans bien des cas. En résumé, c’est l’enrichissement que certains prônent!

  2. Celui qui bouge s’en prend une de la part du pauvre discriminé de la religion de paix et de tolérance.
    S’il réplique, il sera condamné car en plus il savait le futur de l’Europe en situation de stress et de faiblesse.
    Et s’il ne réplique pas, il s’en est pris une bonne, point.
    Peu parmi nous sont encore capables de risquer tout ça, car nous avons, en Suisse, appris à surtout « ne pas déranger ».

  3. Le bus en question n’était probablement pas bondé à ces heures?
    Vous pensez sincèrement que le conducteur n’a rien entendu? Mon oeil…
    Et de plus, il est formé spécialement pour de telles situations! Alors pourquoi n’a-t-il rien fait?
    Par trouille….. La peur est une ennemie coriace.
    J’en sais quelque chose ayant vécu une histoire nettement plus grave. Voici mon message:
    Suisses, vous assistez à une scène insolite et insupportable, de peur d’être pris à parti vous ne faîtes rien et détourner la tête..cela s’appelle non assistance en personne en danger…prenez en note.
    Et le jour où vous serez victime, idem, vous serez seul(e) et alors?
    Comprenez bien que la solidarité est le seul moyen de s’en sortir..Fini le temps du « moi » encore moi…Ca ne marchera plus…Vous avez le choix, sauvez la peau des victimes (et ça n’arrive pas qu’aux autres) ou se faire lincher en silence….Réfléchissez

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