Le journaliste zurichois brigue un siège au National. Débatteur redouté, intellectuel allergique à « l’intolérance de gauche », il plaît autant qu’il hérisse.
PROPOS RECUEILLIS PAR
Ariane Gigon
Avec ses lunettes et son air juvénile, Roger Köppel (50 ans) a un côté Spider-Man, ou plutôt Peter Parker, personnage auquel on l’a déjà comparé. Brillant intellectuel, sachant manier la petite phrase drôle ou assassine, le rédacteur en chef et propriétaire du magazine « Weltwoche » a un sens acéré de la formule. Il nourrit aussi une passion autoproclamée pour les positions à contre-courant. Sauf qu’en adhérant au parti de Christoph Blocher – personnalité qu’il admire par-dessus tout – pour être candidat au Conseil national, le journaliste zurichois nage désormais avec le premier parti du pays. Contradiction? Pas pour lui, assurément. Interview.
Selon vous, Sepp Blatter est considéré à tort comme « le méchant » du football. Vous êtes aussi parfois traité de cette manière-là, dans le monde des médias…
Non, je suis, euh… Je suis le journaliste le plus intéressant (rires). Quand on parle et qu’on pense différemment, les autres nous regardent de travers. Pourtant, l’essence de notre profession est d’offrir une pluralité d’opinions et de remettre en question les vérités soi-disant officielles, même celles de l’UDC. Je n’écris pas n’importe quoi juste pour dire le contraire de la majorité. A part ça, on devrait tout de même élire Sepp Blatter « Suisse de l’année ». Je suis sérieux.
Vous avez consacré votre mémoire de licence à un penseur très contesté, Carl Schmitt, qui fut un temps membre du Parti nazi. Qu’est-ce qui vous a attiré dans son oeuvre?
Il a écrit des choses tout à fait méprisables et a justifié certaines actions nazies, mais il a aussi essayé de mettre de l’ordre en écrivant une Constitution pour l’Allemagne des années 1920. Il est surtout intéressant en ce qu’il permet d’étudier, dans ses écrits, la décadence de l’Allemagne. L’histoire allemande m’intéresse depuis longtemps, car ma grand-mère était allemande. Ma mère, ma tante et mon oncle ont grandi en Allemagne.
Pourquoi avez-vous adhéré à l’UDC seulement un jour avant d’annoncer votre candidature?
J’ai hésité. J’ai longtemps estimé qu’étant journaliste, je ne pouvais pas adhérer à un parti. La question de l’engagement – et des répercussions sur mes lecteurs et sur mes annonceurs – m’a longtemps préoccupé. Mais à force de critiquer la politique, je me suis trouvé lâche de ne pas agir. Je trouve que cela ne suffit plus d’écrire, ce n’est pas crédible.
Certains pensent qu’en politique, vous êtes passé de la gauche à la droite…
Je n’ai jamais été de gauche. J’ai peut-être été un peu écologiste: avec un ami, nous sommes allés en Tchécoslovaquie voir ce qu’était la mort des forêts.
Au « Tages-Anzeiger », j’ai subi de plein fouet une véritable atmosphère de répression, en culture notamment. Nous n’avions pas le droit de dire que certains films étaient intéressants si le chef les jugeait commerciaux. Je ne supportais pas ce journalisme intolérant de gauche.
J’ai été nommé au « Magazin » (réd: magazine du samedi du « Tages-Anzeiger ») à 32 ans. Cela a été une libération. J’ai découvert le contact avec les annonceurs, nous
avons donné la parole à des gens qui ne l’avaient jamais, à un professeur favorable au génie génétique par exemple. C’est à ce moment-là qu’on a dit que j’avais viré à droite.Quand avez-vous rencontré Christoph Blocher?
En 1999 ou en 2000, pour une interview. Il m’a expliqué ses principes d’entreprise, son système, les influences de son frère et de son père. Je dois dire que Christoph Blocher est le plus fascinant des interlocuteurs que j’ai rencontrés, et j’en ai interviewé beaucoup: Poutine, Berlusconi, Otto Schily, Tony Blair, Henry Kissinger…
Vous dites ne pas aimer « écraser » les gens. Mais votre parti ne se gêne pas d’être très agressif avec ses adversaires politiques…
Mais c’est nécessaire, parfois! Toute cette discussion sur la politesse et le ton correct est absolument superflue. « Reste poli! », c’est ce que les gens disent quand ils n’ont plus d’argument. Ce sont des socialistes qui cassaient des fenêtres et allumaient des containers dans les années 1980! Même la pire affiche UDC est un progrès de civilisation par rapport à un cocktail molotov! La politesse, en démocratie, consiste aussi à mettre en oeuvre les décisions populaires.
Lorsque vous avez annoncé votre candidature en février, vous avez dit presque la même chose que Christoph Blocher sur sa chaîne de télévision. Qui a influencé qui?
Vous voyez, cela montre bien mon énorme influence sur Christoph Blocher! Rien n’a été écrit, mais nous en avons beaucoup parlé. Il était contre mon engagement, disait que je perdrais mon temps à Berne, que je devais m’occuper de mon journal. Mais mes arguments l’ont convaincu.
LA LIBERTE
Extrait de: Source et auteur
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Philip Ruch Suisse de la DDR, a fait un affiche au titre « tuer roger köppel » :
http://www.tagesanzeiger.ch/kultur/theater/kuenstler-knoepfen-sich-koeppel-vor/story/28003800
Cette information est publiée dans la rubrique « Kultur » du TA!
La prochaine action va être certainement la mise à prix de Köppel. Que feront les policiers, que dirons
nos juges? bien sur avec garantie rien! La RAF, la bande a Bader ne sont pas morts.
Sommaruga et Lev rat recevront une copie d’artiste signée.
Rien à ajouter aux deux commentaires précédents.
Super la comparaison entre les « affreuses » affiches de l’UDC et les « sublimes » vandalismes des membres du PS. Et après, on voudrait nous faire croire que le nazisme est d’extrême-droite.
Il a l’air d’avoir BIEN la tête sur les épaules lui. J’aime bien ses réponses à aller droit au but, exemple, ECRIRE NE SUFFIT PLUS!
Ainsi, bienvenue au… Club, pour une politique NON conventionnelle, qui a pour but de tuer l’horrible et destructeur politiquement correct!
Orchestré par cette gauche pourrie jusqu’à l’os, qui doit être attaquée sur tous les fronts. Depuis toutes ces années qu’elle nous fait subir, à s’acharner sur le citoyen qui ne pense et n’agit pas comme elle. C’est immonde de vouloir manipuler, culpabiliser la nation en utilisant les droits de l’homme et toute la faune des assos, plus gangrénées les une que les autres et ça, ça fait particulièrement gerber. De grands hypocrites, (nous en avons tous autour de nous, parfois même malheureusement dans la famille) qui, pris en flagrants délits de capitalisme,(voiture luxueuse, repas dans des lieux prestigieux etc…) vous répondent avec effronterie, qu’ils savent tout cela, mais qu’ils ne se reconnaissent pas, que ça ne leur…correspond pas!!!??? ON croit rêver, non vous êtes en pays PS (Pauvres Sir).
Bravo Monsieur Roger Köppel et en avant pour du réalisme du style UDC, clair, simple, compréhensif et qui « tape » juste, tout le contraire de cette gauche et (droite modérée, centriste & cpie) scélérats et fossoyeurs de la nation.
A l’heure de la désinformation, le citoyen a plus que jamais besoin de… vérités!
Nos attentes PRIORITAIRES sont, la lutte contre l’islamisme et les migrants, le passage obligé pour y parvenir est d’attaquer la base gauchiste bien sûr.
Oui définitivement Köppel n’est pas Cherix!