Turquie : adhésion à l’UE en échange de l’accueil des migrants ?

 

Dans le cadre des négociations sur l’adhésion potentielle de la Turquie à l’Union européenne, l’Allemagne est prête à faire des efforts pour intensifier le processus, a déclaré la chancelière allemande Angela Merkel.

Mme Merkel a évoqué le processus d’adhésion ainsi que les questions liées aux conditions auxquelles la Turquie était soumise pour parvenir à une telle adhésion.

Pressée par la question des réfugiés, Angela Merkel semble plus ouverte à une adhésion de la Turquie à l’UE. Une volte-face qui n’est pas sans poser de problèmes.

Angela Merkel semble de plus en plus désemparée dans la gestion de la crise des réfugiés. Il est vrai que sa position intérieure s’est progressivement dégradée. Depuis quelques semaines, la population allemande commence à contester sa politique d’accueil des réfugiés. Du coup, la CSU bavaroise est entrée en rébellion ouverte contre la chancelière, la menaçant même d’un recours devant la Cour de Karlsruhe si elle ne parvenait pas à stopper l’arrivée des réfugiés

La chancelière est donc arrivée en Turquie ce week-end avec cette seule priorité. « Nous voulons créer les conditions pour que les réfugiés demeurent prêts de leurs foyers », a-t-elle indiqué dans la conférence de presse donnée à Istanbul. Cette visite a été menée dans cette seule optique : disposer d’un gouvernement turc « stable » et coopératif pour maintenir sur son sol le plus de réfugiés possibles

Merkel qui était en visite en Turquie, veut dynamiser le processus d’adhésion de la Turquie à l’UE :

« Nous voulons rendre le processus d’entrée de la Turquie à l’UE plus dynamique et commencer les négociations sur l’ouverture du 17e point consacré à l’économie et la politique financière », a souligné la chancelière allemande lors de sa conférence de presse commune avec le premier ministre turc Ahmet Davutoglu, à Istanbul.

Selon Mme Merkel, les autres points devront être discutés ultérieurement.

L’accord sur l’association entre l’Union européenne et la Turquie a été signé en 1963. En 1987, la Turquie a déposé une demande d’adhésion à l’Union européenne, mais les négociations n’ont commencé qu’en 2005.

Les parties se sont alors mis d’accord sur 14 des 35 points techniques que la Turquie devraient accomplir pour être conforme aux standards nécessaires pour devenir membre de l’Union européenne. 17 points restent bloqués, et les 4 autres font l’objet de négociations.

Le politologue et maître de conférences de l’Université libre de Berlin Gülistan Gürbey estime que la Turquie n’arrivera pas à dynamiser son processus d’adhésion à l’Union européenne en se servant de la crise migratoire.

C’est ainsi que Mme Gürbey a commenté à Sputnik la promesse de la chancelière allemande Angela Merkel faite à la Turquie de dynamiser le processus de son adhésion à l’UE en échange d’une aide dans la résolution de la crise migratoire. Lors de sa visite à Istanbul, qui a eu lieu le 18 octobre, Mme Merkel s’est entretenue sur ce sujet avec le président turc Recep Tayyip Erdoğan et le premier ministre Ahmet Davutoğlu. Selon le plan rendu public après le sommet, la Turquie devrait jouer un des rôles principaux dans la résolution de la crise migratoire.

En se rendant en Turquie deux semaines avant les élections du 1er novembre pour y déclarer que l’Europe « a besoin d’une Turquie stable », Angela Merkel apporte un soutien prononcé au gouvernement turc et à l’AKP. Certes, en se rendant à Istanbul et non à Ankara, elle a évité de se rendre dans le très controversé palais de Recep Tayyip Erdoğan, le symbole de sa « folie des grandeurs. » Certes, elle a affirmé que le retour de la paix avec les Kurdes était un élément essentiel de l’intégration de la Turquie dans l’UE. Mais ces quelques concessions n’ont pu équilibrer une visite qui semble prouver que l’Allemagne et l’Europe ont besoin d’un pouvoir fort à Ankara. Et, du reste, la chancelière l’a laissé entendre en annulant une rencontre prévue avec des personnalités de l’opposition. L’heure est clairement à la Realpolitik à Berlin.

Selon Mme Gürbey, le mécontentement de la politique migratoire de Mme Merkel en Allemagne s’intensifie. « L’Allemagne est le pays qui accepte le plus de migrants parmi les pays membres de l’UE. L’afflux de migrants augmente chaque jour et il a déjà dépassé les estimations des experts. A cet égard, dans le parti de Mme Merkel ainsi que dans l’Union chrétienne-sociale, le mécontentement augmente face à la position trop tolérante de la chancelière », constate Mme Gürbey.

D’après elle, ce mécontentement a forcé Mme Merkel à mener une politique « plus réaliste ». Les négociations avec la Turquie ont pris la direction d’une politique plus pragmatique, ce qui correspond en même temps aux intérêts turcs.

Samedi, l’agression à l’arme blanche commise contre une candidate à la mairie de Cologne, en Allemagne, connue pour ses activités pour l’accueil des migrants, avait illustré la montée de la tension dans le pays, où 800 000 à un million de demandeurs d’asile sont attendus cette année. La candidate, Henriette Reker, gravement blessée et hospitalisée, a été élue dimanche avec plus de 52 % des voix. Lundi, pour son premier anniversaire, le mouvement islamophobe Pegida prévoit une grande marche dans son fief de Dresde.

« La Turquie ne doit pas espérer dynamiser son processus d’adhésion à l’Union européenne grâce à son rôle éventuel dans la crise migratoire. Dans le meilleur des cas, il s’agît de l’ouverture de nouveaux centres pour les pourparlers », souligne Mme Gürbey.

L’experte estime que l’objectif de l’Allemagne est de retenir les réfugiés dans les pays où ils arrivent directement de la Syrie, et en priorité en Turquie. Selon Mme Gürbey, « cette mesure ne pourrait que temporairement améliorer la situation, n’étant pas suffisamment efficace pour mettre fin à la crise migratoire. Jusqu’à ce que les guerres, la faim et les affrontements cessent, les gens vont les fuir pour sauver leurs vies ».

sputnik, médias, resistanceauthentique

 

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18 commentaires

  1. L’Europe est gouvernée par une brave ménagère qui ignore à peu près tout des questions géopolitiques. On peut lire la seconde Lettre ouverte du général Antoine Martinez à François Hollande pour mesurer l’incurie d’Angela Merkel en la matière.

  2. L’ex-pays des nazis qui veux nous imposer l’ex-pays des génocidaires non repentis!
    tout le monde sait que la Turquie est la porte d’entrée principale des terroristes musulmans en Europe! Et le petit dictateur Erdogan, plus insolent que jamais serait encore capable de nous réclamer davantage de mosquées! Merci pour les grecs qui deviendraient immanquablement dans la foulée le paillasson de la Turquie! Quel mépris de leur histoire!
    C’est surtout l’OTAN a la manoeuvre, qui veux conserver ses bases en Turquie et fait pression sur l’UE. Isolée, la Turquie n’a aucun poids et n’a que des boulets à proposer à l’Europe.

  3. « Gestion de la crise des réfugiés » ?

    « Résolution de la crise migratoire » ?

    Encore une erreur sur les termes : Il n’y a pas de « crise migratoire ». C’est comme si vous mettez le feu à votre propre domicile et qu’ensuite,

    – vous faites une arnaque à l’assurance en faisant croire qu’un volcan, situé à 1000 bornes de chez vous, est entré en éruption dans votre cuisine ; et qu’en même temps,

    – vous entretenez l’incendie en soufflant dessus (gestion de la crise).

    Vous, vous appelleriez ça une « crise des allumettes » ?

    Cherchez l’erreur !

    Foutage de gueule des pyromanes au pouvoir !

    A QUI PROFITE LE CRIME ?

  4. Faire entrer la Turquie dans l’UE en contrepartie de son aide contre la crise migratoire ?
    C’est de la folie pure, puisqu’avec la libre circulation, ce ne seront plus 1 ou 2 millions de musulmans mais 75 millions de Turcs qui seront libres de venir en Europe.
    De toute façon, la Turquie n’a aucune envie de retenir chez elle les migrants qui veulent aller en Europe.
    Erdogan va surtout utiliser ces négociations pour obtenir un maximum de concessions pour son profit et celui de la Turquie. Par exemple sa fameuse « zone de sécurité » au nord de la Syrie, en clair une zone sans Kurdes.
    Je ne peux que m’associer aux commentaires précédents, notamment celui de Sophie Edouard.

  5. C’est prévu depuis longtemps que la Turquie entre dans l’Europe. Il n’y a qu’à voir les plaques d’immatriculation des voitures pour s’en rendre compte. Ce sont déjà des plaques de l’EU (voir le lien ci-dessous)
    Cette négociation ne serait pas plutôt un moyen de nous vendre le projet qui était dans les tiroirs depuis des lustres ?
    https://www.google.ch/search?q=plaque+min%C3%A9ralogique+turque&espv=2&biw=1093&bih=514&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0CAYQ_AUoAWoVChMI3oe7k7jPyAIViOgsCh30LwC7

  6. Certains pensent que l’ex-Allemagne de l’Est va faire à nouveau scission avec l’ex-Allemagne de l’Ouest mais pas pour des raisons similaires à celles du passé. L’ex-Allemagne de l’Est étant toujours plus pauvre que l’ex-Allemagne de l’Ouest, Madame Merkel essaierait de caser ses immigrés dans l’ex-Allemagne de l’Est, ce qui bien sûr, ne leur convient absolument pas.

  7. Encore un chantage, un marché de dupes ! NON, les peuples européens ne veulent pas de la Turquie. Elle est en Asie, elle n’est pas européenne !
    Nous en avons assez de ces pays musulmans qui veulent notre soumission à leur dogme. Depuis des siècles leurs invasions n’ont apporté que le mal.
    Nous n’en voulons pas de ces gens venus de partout qui nous envahissent .
    Nous sommes des peuples européens, nous n’avons pas besoin de leur fécondité débridée. Qu’ils restent dans leur pays et qu’ils travaillent au lieu se reproduire en comptant sur les occidentaux -qu’ils abhorrent- pour être nourris et entretenus. Nous sommes des peuples laborieux, nous travaillons pour nos enfants comme nos aïeux avant nous, pas pour des envahisseurs. Défendons nos pays !

  8. Comme vous le dites la Turquie va utiliser sa position géographique pour faire pression envers l’UE.Ainsi l’ Islam va encore renforcer sa place dans nos sociétés.Tout cela est prévu…mais on joue à nous faire croire que se sont les circonstances qui font que…L’Islam n’est plus à nos portes mais installé partout en Europe.Et la Turquie est une pièce maitresse pour la propagation de l’Isalm.

  9. On m’a rapporté de source officieuse que chaque fois qu’elle rentre des Etats-Unis, elle se fait faire un scanner pour voir si on ne lui a pas implanté une puce à son insu (c’est aussi petit qu’un grain de sable actuellement). Alors soit ça peut être une méfiance légitime, soit ça peut, bien que possible à faire, être de la paranoïa. Dans ce dernier cas, ceci expliquerait cela !

  10. Personne ne comprend ce qui se passe avec cette femme ! Elle devient folle ! Ou alors elle fait partie de la secte messianique apocalyptique !

  11. Ahhhh mais en voilà une grande idée, prendre la Turquie qui compte 77 millions d’habitants à 98% de confession musulmane dans l’UE, soit il y a une révolution de tous les peuples de l’Europe soit enfin les pays décident de sortir de là et reprendre leur autonomie et leurs frontières et laissent se débrouiller les allemands avec leur dirigeante complètement folle dingue.

  12. Cette femme doit être examinée par des psychiatres. Si elle est jugée irresponsable alors elle doit être soignée en soins intensifs dans un hôpital psychiatrique. Sinon elle doit passer devant la cour martiale et jugée pour haute trahison du peuple allemand et du peuple européen. Les griefs qui lui sont reprochés sont: mise en danger de l’économie nationale, mise en danger de l’économie européenne, mise en danger de mort des citoyens allemands, mise en danger de mort des citoyens européens, complicité avec des organisations djihadistes terroristes pour procéder à un changement de population européenne par une population musulmane.

  13. Monsieur Poutine sera le sauveur d’une Europe dirigée par des nuls qui ne comprennent rien à la stratégie utilisée par les USA et Israel pour anéantir l’économie Européenne. Avec cette bande de chefs d’états traitres qui se font acheter par le Qatar, l’espace de SCHENGEN est devenu l’espace dédié à toutes les mafias internationales. Dans cet espace mafieux de SCHENGEN se font en toute impunité avec la complicité des membres politiques de la CEE, les trafics en tout genre: migrants, terroristes, armes, munition, drogue, prostitution, etc…..
    Les Européens ne veulent pas de cette Europe de non droit. Nous ne voulons pas de cette immigration massive. Nous ne voulons pas de ce remplacement de population. Nous ne voulons pas de cette dictature de la mouche chancelière. Nous voulons renvoyer tous ces migrants chez eux. Nous allons voter massivement pour les partis populistes. Ces partis populistes sont bien mieux que vous les traitres. Eux au moins ils nous respectent et ils orientent la politique en fonction de nos choix. Vous les traîtres, le peuple vous a élu et vous prenez toutes les décisions importantes concernant les migrants, sans consultation du peuple par référendum. Demain le peuple vous enlèvera du pouvoir et vous l’aurez mérité.

  14. Il faut tout simplement faire entrer l’Irak et la Syrie dans la lancée, le suicide ne sera que plus rapide. Nous n’aurons pas à nous attarder dans le couloir de la mort.

  15. Si Mme Merkel n’avait pas créé d’appel d’air et que l’on refoulait les envahisseurs, il n’y aurait pas de crise.
    Quant à l’adhésion de la Turquie à l’UE, c’est une excellente idée si l’on veut rétablir un empire ottoman où règne la charia.
    Personnellement, je m’en passerais bien.

  16. Une invasion de migrants va certainement stabiliser la Turquie…. On n’y avait pas pensé.
    Merci Mutti pour cette bonne idée. Utiliser des êtres humains comme monnaie d’échange ?

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