Attentats de Paris: Cazeneuve propose une dissolution des mosquées radicales

 

Une disposition pour la dissolution des mosquées radicales sera étudiée prochainement en conseil des ministres, a annoncé dimanche le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, deux jours après les attentats de Paris et l’instauration de l’état d’urgence.

« L’état d’urgence, c’est la volonté, à travers la prorogation et la révision de la loi de 1955, de pouvoir de façon ferme et déterminée procéder à l’expulsion de ceux qui doivent être expulsés parce qu’ils prêchent la haine en France, qu’ils ont été engagés ou qu’on soupçonne l’engagement dans des actions à caractère terroriste », a déclaré le ministre sur France 2.

« Ça veut dire aussi, j’ai engagé des démarches en ce sens et il y aura une délibération en conseil des ministres, la dissolution des mosquées dans lesquelles des acteurs appellent ou profèrent la haine. Tout cela doit être mis en oeuvre dans la plus grande fermeté », a-t-il poursuivi.

Bernard Cazeneuve a également rappelé « l’augmentation très significative des moyens » des services de renseignement avant même les attentats de vendredi, avec notamment « 1.500 emplois créés », « près de 233 millions d’euros investis » et « des nouvelles dispositions législatives ».

« Est-ce que dans le contexte de guerre que nous vivons, il faut aller au-delà ? La réponse a été donnée par le Président et le Premier ministre: oui, il le faut. L’état d’urgence donne des moyens: assignations à résidence, perquisitions… Ces moyens seront entièrement et pleinement utilisés », a-t-il ajouté.

« Quelles que soient les précautions que nous prenons face à des barbares qui ont déclaré la guerre, le risque zéro n’existe pas », a-t-il rappelé, en assurant que « cette guerre sera gagnée par la République française, par la démocratie, en raison des valeurs que nous portons et de la fermeté que nous portons à notre action », a-t-il assuré.

Il a exhorté les Français « à continuer à vivre », « parce que ce que les terroristes veulent nous imposer par l’effroi, c’est le refus de vivre comme nous l’avons fait jusqu’à présent avec notre modèle de civilisation, notre amour de la liberté, de la culture, du vivre ensemble ».

 

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7 commentaires

  1. Monsieur Casanova, il ne faut pas proposer, il faut faire! Sur les 2500 mosquées en France, combien faudrait-il fermer? Et leurs chefs qui disent bien vite que cela n’a rien à voir avec l’islam, le vrai, le véritable? Alors? Combien?

  2. C’est quoi au juste des mosquées radicales ? Vous connaissez certainement la différence entre un moslem modéré et un intégriste ? Pendant que l’intégriste vous tranche la gorge…le modéré vous tient les pieds! Oh la plaisanterie qu’elle est mauvaise.

  3. Oui comment vont-ils faire pour charger de bombes les ailes de leur angélisme? Que de problèmes de conscience! Si ils y arrivent, cela signifiera qu’ils sont responsables du massacre de vendredi.

  4. Il faut 129 morts et 350 blessés pour qu’enfin Cazevide se pose la question. A relever que la décision n’est même pas prise et va sans doute se noyer au travers de 36 commissions de gochiotes bienveillants avec la secte des crotales.

  5. L’état d’urgence, -enfin !- et bientôt inéluctablement ,compte tenu du retard coupablement , si ce n’est complaisamment pris sur l’adversaire , l’état de siège, nous dispensera de ces insupportables disques rayés de propagande pro domo. C’était avant hier, messieurs les beaux parleurs, qu’il fallait prendre les mesures invariablement  » plus fermes et déterminées » que les précédentes et les appliquer itou.
    Bavards et menteurs , irresponsables et coupables de tous les pays punissez-vous : dégagez !
    Et plutôt que de surfer cyniquement sur le compassionnel, efforcez-vous aujourd’hui, jour de deuil et de recueillement, mais non point de relâche , de méditer sur l’amoureux précepte « laissez les morts enterrer les morts ».

  6. Le pauvre, comment va-t-il pouvoir rester en équilibre entre « … avec notre modèle de civilisation, notre amour de la liberté, de la culture »… et le fameux « Vivre ensemble » ?

  7. Le même qui déclarait il y a peu que « Prôner le jihad n’est pas un délit ».
    Le gouvernement français adopte soudainement le langage d’Aymeric Chauprade, récemment expulsé du FN pour cette raison. Il faut donc s’attendre à une flopée d’annonces grandiloquentes suivies d’une surveillance accrue de tous les mal pensants afin de protéger les musulmans.

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