Marc Landré, journaliste ♦ E SCAN ÉCO – Pour inverser la courbe du chômage en 2016 et pouvoir se représenter à la présidentielle, le chef de l’État ressort les mêmes dispositifs éculés qui n’ont jamais fait leurs preuves. Il ferait mieux de s’inspirer des bonnes pratiques des pays étrangers qui, eux, ont fait reculer le chômage à coup de réformes ...
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@ lph : très bien vu ! Les français (mais, je suppose, les autres peuples d’Europe également) sont tombés dans la marmite kéynésienne dès leur naissance, ils ne connaissent donc pas d’autre levier économique que le dirigisme étatique, plus ou moins différemment modulé selon les pays. Pour les maintenir dans cet état, on agite le spectre du « libéralisme », mais un examen critique montre que l’alliance des monopoles et des États est précisément le contraire du libéralisme : un « Capitalisme Monopoliste d’État ». Les ravages de ce CME font que le peuple est timoré, se réfugie dans le giron de l’État nounou orwellien, que des lobbies d’intérêts catégoriels s’opposent à tout changement, notamment au retour de la responsabilité et du risque accepté.
Concernant l’insignifiant squatter élyséen, il semble évident que son bilan économique désastreux ne sera pas pris en compte en 2017. Quelque tragique soit sa politique économique, on n’en perçoit que les retombées immédiates, mais on n’en voit pas encore les effets sur la longue durée, qui seront, à n’en pas douter, cataclysmiques. Peut importe : on agite des pupazzi de pacotille -par exemple un long débat sur la déchéance de nationalité, ou un « remaniement » ministériel qui n’a pas d’autre objectif que d’éviter une candidature concurrentielle gênante à gauche- on manœuvre, on enfume. Il s’agit d’ancrer le peuple dans l’instant médiatisé pour l’empêcher de penser plus loin. Il paraît qu’on appelle ça « démocratie » !
Continuer de dire qu’un gouvernement soit en mesure d’orienter le développement économique en France est faire preuve de cécité. Dans ce beau pays, c’est le Français qui fait obstacle au plus petit changement, à la plus petite réforme, à la moindre adaptation. Pour la plupart des sujets, la valse à quatre temps: 1) proposition de réforme 2) tollé + débat d’intellos + souvent une manifestation 3) un/une ministre fusible 4) ladite proposition retirée.
Alors pour l’économie vous repasserez.