Vaud: A Saint-Sulpice, les pauvres locaux ont la préférence sur les réfugiés

La Municipalité dit qu’elle attribuera d’abord des logements sociaux à ses résidents en difficulté.

La demande est venue d’un membre du Conseil communal, mais elle a été transmise à la Municipalité par une large majorité. Stefano Spaccapietra, professeur honoraire de l’EPFL, voulait que la Commune de Saint-Sulpice mette à disposition d’au moins une famille de réfugiés un logement. Son action s’inscrit dans le droit fil de celle initiée par un élu municipal de Giez, dans le Nord vaudois, intitulée «Un village, une famille».

L’Exécutif communal a déjà répondu qu’il était «préoccupé par le manque de structures d’accueil d’urgence», autrement dit des logements, que ce soit pour les personnes en difficulté financière expulsées de leur chez-soi ou pour les réfugiés. Mais il a indiqué un ordre de priorité, en cas de logement disponible, en plaçant en premier lieu les résidents de Saint-Sulpice dans le besoin, et en deuxième lieu les requérants d’asile sous l’égide de l’Etablissement vaudois pour l’accueil des migrants (EVAM).

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13 commentaires

  1. « Où sont les valeurs humanistes qui voudraient que l’on vienne en aide d’abord à ceux qui ont le plus besoin d’aide »
    Lorsque les valeurs humanistes n’ont plus de relation avec le réel, soit ses propres limitations, elles ne sont plus qu’idéologie destructrice. Voyez l’exemple in vivo de l’Allemagne en ce moment.
    Lâche et/ou immature cécité.

  2. Que des partisans du « moi d’abord ! ». Où sont les valeurs humanistes qui voudraient que l’on vienne en aide d’abord à ceux qui ont le plus besoin d’aide ? Indépendamment de la couleur de leur passeport. Avez-vous pensé que les réfugiés d’aujourd’hui sont probablement les serpelious de demain ?

  3. Toutes les communes devraient procéder de cette manière. Il faut aider en premier les autochtones en souffrance, cela ne doit même pas se discuter. Penser racisme dans ce cas-là est absolument inadmissible. Cela n’empêche nullement d’accueillir des réfugiés, quoi qu’en disent certains esprits chagrins.

  4. Cette brillante initiative ne fera pas long avant d’être dans le viseur des associations de neuneus et de gauchos pour son caractère éminemment xénophobe. Le standard et la raison auraient voulu, n’est-ce pas, que l’on laisse crever les déshérités du coin pour accueillir des barbares migrants musulmans, et si possible, voleurs et violeurs….

  5. M. Spaccapietra n’a-t-il pas une petite place chez lui pour y accueillir cette famille ? Qu’il joigne le geste à la parole.

  6. Ça, c’est un scoop! D’ordinaire, on réserve plutôt les logements aux  » chances  » venues d’ailleurs, quitte à expulser les locataires des immeubles convoités, comme à Malley, il y a quelques années.
    A l’époque, les gens n’osaient pas tant crier leur colère, mais les temps ont changé.

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