« Au lieu de monopoliser le siège du juge,le journalisme devrait se confondre en excuses au banc des accusés »
Oscar WildeJe hais les journalistes. Je leur voue une exécration sans limite. Je ne comprends même pas comment on peut ne pas haïr les journalistes. Comment on peut prononcer ce mot — « journaliste »— sans être parcouru d'un frémissement de dégoût. Ou plutôt si, je le comprends trop bien. C’est même précisément pour ça que j’écris ce texte.Bien sûr, on m’objectera que la haine n’est pas un sentiment noble. Qu’elle ne mène à rien. Quelques moutons bêleront même doctement que la haine du journalisme est un marqueur d’extrême-droite. Un signe incontestable de fascisme. Qu’ils aillent expliquer ça à Oscar Wilde, pour qui « le journalisme justifie son existence par le grand principe darwinien de la survie du plus vulgaire » et les journalistes, ces « plumes consciencieuses d’illettrés », ont pour seule fonction de crétiniser et d’avilir les masses (preuve, au passage, que la perception du journalisme comme nuisance majeure ne date pas d’hier, du moins chez les esprits éclairés)..
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Grandiose. Destiné à Mamzelle Zünd par exemple pour ne citer qu’un enfumeur.
Très pertinent !
Mais un poil longuet non ?
J’allais le dire…
Que de verités ditent avec des mots simples enfilés comme des perles sur un fil de liberté en soie. Oui j’allais le dire, comme des centaines de milliers de citoyens d’ici ou d’ailleurs avec nos mots à nous souvent mal utilisés ou trop compliqués.
Un beau texte où tout est dit cash sans fioriture. Compliment
Wouawwouaww. Quel talent. Superbe.
Simplement magnifique.
Une seule chose à ajouter. Les salaires de ces journaleux, pour beaucoup, c’est nous qui sommes contraints de les payer.
Wouawww.
Tellement vrai. Tellement actuel. Tellement percutant. J’adore.