Journal du Mercredi 13 avril 2016
Avant de commencer cette édition, nos pensées vont aux familles des 3 soldats morts au Mali dans le cadre de l’opération Barkhane. Les soldats étaient dans un convoi logistique aux environs de Tessalit, au Nord du pays, quand leur véhicule a sauté sur une mine. Le soldat 1ère classe Mickaël Poo-Sing est mort dans l’explosion. Le maréchal-des-logis Damien Noblet et le brigadier Michael Chauwin ont quant à eux succombé à leurs blessures dans la soirée à Gao, où ils avaient été transportés pour être soignés.
Politique / PS : la pirouette du cannabis
Jean-Marie le Guen allume le pétard ! Alors que la jeunesse française est championne d’Europe de consommation de cannabis, le ministre chargé des relations avec le Parlement propose la légalisation partielle de cette drogue. Et pour cause, selon le Jean-Marie Le Guen, “la prohibition n’amène pas une diminution de la consommation”. Achille Wagner
C’est reparti pour un tour, la dépénalisation du Cannabis, vieille rengaine de la gauche, revient sur le tapis. Jean-Marie Le Guen espère même en faire un débat pour 2017. Déjà en 2012, le ministre de l’Education nationale, Vincent Peillon, évoquait le côté retardataire de la France en la matière :
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Avec cette sortie, le docteur Jean-Marie Le Guen, spécialisé dans l’économie de la santé, espère peut-être résorber la dette en récoltant la TVA qui découlerait des ventes de cette drogue. Et il y aurait de quoi : en 20 ans, la consommation de cannabis a augmenté de 20 %. En 2014, 700 000 personnes déclaraient fumer de la marijuana quotidiennement. Par ailleurs, le lancement de ce sujet n’arrive pas par hasard. Selon un élu de gauche, il s’agirait d’une “opération politique” menée avec l’accord du premier ministre. En effet, cette question permet à Manuel Valls de se sortir d’une mauvaise passe avec une partie de la jeunesse. Il est vrai qu’avec l’esprit enfumé, les jeunes seraient moins nombreux à descendre dans la rue. L’évocation de la dépénalisation permet aussi de séduire les écologistes. Cécile Duflot alors ministre du logement n’avait pas caché sa volonté d’ouvrir le débat. De son côté, Bruno Le Roux, député PS de Seine-Saint-Denis, un département gangrené par le trafic, invoque les problèmes avec les dealers et la connexion entre argent sale et terrorisme pour faire avaler la pilule. Mais la gauche reste divisée. Pour le sénateur de Marseille, Samia Ghali, qui connaît bien le sujet, la légalisation ne fera qu’aggraver le problème.
A droite, tous les ténors des Républicains ont immédiatement crié à la récupération politique. Pour François Fillon, la dépénalisation du cannabis “serait un signal extrêmement laxiste envoyé à la jeunesse”. Même son de cloche dans le monde associatif. Le président de “Parents contre la drogue”, Serge Lebigot, tire la sonnette d’alarme dénonçant l’échec des politiques publiques contre le tabac et l’alcool. A l’image de la Suède, il propose une campagne de prévention dès l’école primaire. Le sujet ne passe pas non plus dans l’opinion. En 2014, seuls 19 % de Français se déclaraient favorable à la légalisation. Selon un internaute, “les plus naïfs se tourneront vers des drogues encore plus dangereuses, les dealers n’attendent que ça pour sortir de nouveaux produits…”Politique / Sarkozy, un retour semé d’embûches
Certains le disent mort politiquement, d’autres croient en son retour, les sondages le donnent dans une posture délicate mais Nicolas Sarkozy est bel et bien décidé à revenir ! Si l’ancien président de la République a réussi à se faire de nombreux ennemis pendant son quinquennat, il dispose encore d’un large réseau et de soutiens fidèles ; un phénomène palpable sur les réseaux sociaux.
Plusieurs éléments compromettent toutefois sérieusement son retour : tout d’abord les affaires judiciaires dans lesquels l’actuel président des Républicains est empêtré : en tout, une dizaine, allant des financements de campagne aux sondages de l’Elysée en passant par l’arbitrage dans l’affaire Crédit Lyonnais/ Bernard Tapie. Ces déboires relèvent autant d’erreurs commises par le passé que de pots de bananes glissées par ses adversaires internes et les socialistes au pouvoir.
Derrière ces démêlés judiciaires s’annonce un chantier plus dur encore : défendre son bilan. Celui qui avait su faire de l’identité et de la sécurité des thèmes normalisés dans le débat public a en effet beaucoup déçu et faute de karcher et de baisse d’impôts, nombreux sont ses électeurs qui se sont tournés vers le Front National. Autre échec, celui de la droitisation ratée de la campagne de 2012 durant laquelle Nicolas Sarkozy a hésité trop longtemps entre ralliement des centristes et discours musclé. Une hésitation laissant entrevoir le vide idéologique de celui décrit par ses proches comme une bête politique.
D’autres éléments permettent en revanche à l’ancien chef d’Etat de croire en ses chances. Le quinquennat désastreux de François Hollande et la division, au moins en apparence, de la famille socialiste pourront s’avérer des atouts majeurs. En retard sur son concurrent de centre droit Alain Juppé, Nicolas Sarkozy peut compter sur des soutiens indéfectibles comme le fidèle Brice Hortefeux ou Michel Gaudin, respectivement président et trésorier de la société chargée de sa collecte de fonds pour l’élection. De nombreux parlementaires sont également restés proche de l’ancien président, et des personnalités montantes et influentes lui apportent leur soutien comme le président de la région Rhône-Alpes-Auvergne, Laurent Wauquiez ou François Baroin.
François Baroin justement, ennemi intime d’Alain Juppé, est le rabatteur chiraquien de Nicolas Sarkozy. En cas d’élection, il pourrait en faire son 1er ministre. C’est justement avec les ennemis d’Alain Juppé que Nicolas Sarkozy peut espérer remporter la primaire à droite. Michel Alliot-Marie et même Dominique de Villepin pourraient être de précieux atouts.
Restera ensuite à rallier ceux qu’il a déçu ou à qui il a tourné le dos : Jean-François Copé et Nadine Morano ou encore les proches de La Manif Pour Tous qui se sont sentis trahis par ses positions changeantes sur les questions sociétales. L’aile droite et conservatrice du parti devrait dans tous les cas revenir à lui sauf si François Fillon opérait une percée, ce qui semble peu probable. La gestion de l’étoile montante du parti, Bruno Le Maire, dans l’entre deux tours sera également déterminante pour l’emporter. Bref la route est encore longue…Economie / L’euroscepticisme fait trembler le FMI
L’économie mondiale va mal…. ce n’est pas nous qui le disons, oiseaux de mauvaise augure, mais le FMI, le Fonds monétaire international… Le FMI, qui est une sorte de banque centrale mondiale s’inquiète de la situation tendue en Chine, mais aussi des menaces d’une éventuelle sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne… Mais le FMI est surtout inquiet pour d’autres raisons, impossibles à avouer. Natasha Köenigsberg
Ce que vous entendrez ou lirez sur les signaux d’alarme lancés par le FMI est connu… Oui, la Chine inquiète le Fonds Monétaire International, car pendant des années la croissance de l’économie chinoise a tiré l’économie mondiale. Et oui, son ralentissement va faire des dégâts.
Mais c’est oublier que la Chine a déjà fait beaucoup de mal à l’économie mondiale, et en particulier, occidentale…. avec ses centaines de millions d’ouvriers, anciens paysans ayant migré dans des villes nouvelles, travaillant dans des conditions détestables, 7 jours sur 7, pour 250 euros par mois.
La Chine a détruit des pans entiers de notre industrie, coulé des milliers de PME mais aussi des grandes groupes. On ne peut donc pas lui dire merci ni raisonnablement être attristé par son mauvais état de santé, dont elle est totalement responsable. La Chine, elle aussi, fabrique de la fausse monnaie, pour financer des chantiers pharaoniques afin d’occuper une partie de sa population qui serait sinon sans emploi, afin d’éviter qu’elle ne déferle dans la rue.
Quid de la sortie du Royaume-Uni de l’Union Européenne ? C’est évidemment un prétexte… Là encore, c’est bien plus l’explosion de l’Europe, confrontée à la très grave crise des migrants, ces millions d’immigrés sans papiers qui s’accumulent derrière les barrières de nos frontières de carton-pâte, qui inquiète le FMI. Le Fonds sait bien que nos vieilles économies seront incapables de supporter le poids financier de millions de bouches à nourrir, quand leurs bras n’ont pas grand chose à nous apporter, vu le taux de chômage qui règne déjà un peu partout sur le continent, sauf en Allemagne.
Le FMI ne peut pas dire non plus que les politiques monétaires de la Fed, la banque centrale américaine, ou de la BCE, la banque centrale européenne, nous conduisent dans le mur : cela provoquerait une crise immédiate sur les marchés financiers. Il n’empêche, les taux d’intérêt continuent à s’effondrer, la déflation n’est plus loin, et peut-être même sommes nous déjà en plein dedans… Hier, pour la première fois de son histoire, la France a emprunté 3 milliards d’euros sur… 50 ans, oui 50 ans… le taux d’intérêt exigé par les bailleurs de fonds est inférieur à … 2 %. Un non sens absolu.
Que faut-il faire ? Le FMI donne une réponse : “Une croissance plus faible renforce le mouvement de repli sur soi et en faveur de politiques nationalistes”. Vous l’avez compris, le bien, c’est la mondialisation, le mal, c’est l’indépendance, l’autonomie, l’autarcie. Et tant pis si les évènements de ces 5, pardon, de ces 25 dernières années prouvent manifestement le contraire.International / Le tournant syrien ?
Reprise des négociations pour la paix en Syrie ! Des représentants du gouvernement syrien et de l’opposition se retrouvent à partir de ce mercredi, à Genève, autour du médiateur de l’ONU Staffan de Mistura. A l’issue des précédentes négociations, les différents protagonistes n’avaient pu conclure qu’un timide cessez-le-feu. Ils tenteront cette fois d’obtenir une paix durable.
Les rebelles, proches de groupes djihahistes, réclament une transition politique et le départ de Bachar al-Assad. Une condition qui devrait freiner l’avancée des discussions. En effet, si le président Syrien est présenté comme le responsable de la guerre par l’opposition et leurs soutiens occidentaux, il jouit encore d’une côte de popularité importante dans son pays. Des élections législatives sont d’ailleurs organisées ce mercredi en Syrie, dans les régions n’étant pas tombées aux mains des rebelles ou de l’Etat Islamique.
Les négociations pourraient également être perturbées par la situation autour de la ville d’Alep. L’armée syrienne souhaite en effet reprendre ce fief rebelle, qui abrite par ailleurs des islamistes du Front Al-Nosra. Une grande bataille se préparerait entre les forces en présence, loin des bureaux de Genève…L’actualité en bref
– Le grand Turc somme la chancelière ! Mardi, Jan Böhmermann, un humoriste allemand, a tourné en dérision le président truc Erdogan en le comparant à un zoophile et à un pédophile. Immédiatement, l’intéressé a ordonné à la chancelière Angela Merkel, de poursuivre l’artiste en justice. Angela Merkel, soucieuse d’entretenir de bonnes relations avec la Turquie, surtout dans le contexte migratoire actuel, a déposé la requête au procureur. En Allemagne, le délit d’insulte envers le représentant d’un État étranger est passible de 3 ans de prison, à condition qu’une demande officielle soit déposée et qu’elle soit autorisée par le gouvernement.
– A peine arrivé et déjà tout compris. Un jeune syrien de 26 ans a reconnu avoir mis le feu à un centre d’accueil, à l’ouest de Francfort. Le clandestin a également dessiné 3 croix gammées sur les lieux … pour faire accuser l’extrême droite. Durant l’interrogatoire, l’individu a déclaré avoir fait cela par peur du futur, mais également pour protester contre les conditions d’accueil des migrants en Allemagne. Actuellement, plus d’un million de demandeurs d’asile, sont en Allemagne alors que le débat sur les migrants fait rage au sein de la société, depuis les viols de masse le 31 décembre à Cologne.
– Injonction socialiste inédite ! Selon l’hebdomadaire Marianne, les salariés de France télévision ont reçu une invitation pour assister à l’émission “Dialogues citoyens” à laquelle participera François Hollande jeudi. Les responsables communication du président veulent lui éviter d’être accroché en direct par un Français mécontent. Le directeur de l’information du groupe public, Michel Field, a déjà refusé 2 personnes autorisées à interroger François Hollande. L’une d’elles, la syndicaliste Nadine Hourmant, s’en était déjà prise au chef de l’Etat lors de l’émission Des paroles et des actes, lui reprochant les cadeaux fiscaux faits au patronat. Si François Hollande n’est pas content de son public, il pourra toujours lui rappeler que l’Etat est l’unique actionnaire de France Télévisions.
– Recrutements pour enfants ! Aux Etats-Unis, les futurs parents peuvent faire passer un entretien aux enfants à adopter, les choisir sur Facebook, ou via des prospectus ! Mais ce n’est pas tout. En effet, les couples peuvent rendre les bambins après une période d’essai non concluante… période qui peut durer plusieurs mois … comme avant de signer un CDI. Nos chers voisins d’Outre-Atlantique adaptent la loi du marché du travail au monde de l’adoption.
Extrait de: Source et auteur
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Jean-Marie Le Guen devait défendre l’indéfendable et ses yeux écarquillés cherchaient la porte de sortie. C’est son rôle d’ailleurs et si j’étais le chef de la gauche je le maintiendrais à ce poste, il arrive à danser sur un centime sans toucher les bords, je le verrais bien aussi comme acrobate au cirque du Soleil.
dès la 52ème minute : https://youtu.be/5IKdV-di3Jo