Chaque époque et chaque culture développe son propre sens de la pudeur et de l’obscénité, lequel peut parfois se crisper …
Extrait de: Source et auteur
Chaque époque et chaque culture développe son propre sens de la pudeur et de l’obscénité, lequel peut parfois se crisper …
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En rapport avec le sujet:haine de l’anti-minorité.
Le mot d’ordre qui court aujourd’hui dans les sociétés occidentales c’est l’esprit d’ouverture. Cela sous-tend implicitement une entité préétablie, à savoir l’identification à un groupe, un ensemble distinct. Ce processus d’identification est présent chez tout un chacun, quelque que soit le groupe auquel l’individu est affilié.
Pour exister, un groupe doit se démarquer de tout le reste : on est dedans, ce qui définit un extérieur ; les antiracistes, sur ce plan, définissent une démarcation tout aussi nette que les nationalistes, de même, le groupe des étrangers qui se forme comme force face aux nationaux, ou encore les musulmans versus les non-musulmans, les antimilitaristes versus les militaires, les homosexuels versus les hétérosexuels, etc. L’esprit d’ouverture, aujourd’hui, est uniquement exigé des entités traditionnelles occidentales qui ont néanmoins créé le plus grand espace de liberté. Il est évident que cette exigence d’ouverture ne peut pas être proférée dans les systèmes très fermés, sous peine de sanctions sévères.
Qu’est-ce la majorité, sinon ceux qui veulent pérenniser un système reçu en héritage, forgé sur l’unité première, la famille. et unifié, cimenté par une culture commune. La déconstruction de cet espace dont la liberté que l’on a connue est issue, la déconstruction est en marche avec le rejet de ce qui constitue la colonne vertébrale du système républicain: l’obligeance à un ordre que les citoyens sont censés intérioriser, ce qui assure la sécurité sur le territoire : le déploiement des services de renseignements, des forces de sécurité et même, en France, d’unités militaires, révèle l’implosion du système.