Brexit. L’espoir renait pour les peuples européens

 

Les partisans du Brexit l’ont emporté. Déluge de commentaires apocalyptiques dans la presse et la classe politique, incapables de concevoir un tel résultat si contraire à leur idéologie. Donald Tusk, président du Conseil Européen, prévoit la fin de la civilisation occidentale. Sottise ! Comment ne pas profondément respecter le choix souverain d’un peuple qui, en matière de liberté, fut toujours à la pointe du combat en Europe ? Rappelons les grandes conquêtes britanniques dans ce domaine : la Magna Carta (1215), la démocratie parlementaire (1660) l’Habeas Corpus Act (1679). Plus récemment, en poursuivant seuls en Europe à partir de 1940 la lutte contre Hitler, les Britanniques ont confirmé leur génie et leur endurance au service de la liberté. Pourquoi rejettent-ils l’Union Européenne ? Tout simplement parce que cette dernière a profondément changé depuis 1975, année où ils acceptèrent de la rejoindre. À l’époque, l’UE s’appelait le Marché Commun. Institution essentiellement économique, elle avait pour principale tâche la gestion du libre échange entre ses pays membres. Au fil des années, elle s’est transformée en pouvoir politique sans légitimation démocratique, dont l’autorité s’est insidieusement substituée aux souverainetés nationales. Les Britanniques sanctionnent fort justement cette évolution. N’en déplaise à Donald Tusk et à toute l’eurocratie déconfite, le début de la fin de l’UE totalitaire n’est pas celui de la civilisation européenne. Bien au contraire ! Les peuples du Vieux Continent vont pouvoir retrouver leur souveraineté politique mais aussi leur liberté de pensée, en désactivant progressivement le cœur radioactif de l’idéologie bienpensante universaliste qui se trouve à Bruxelles.

Roland Desjardins, 24 juin 2016

1 commentaire

  1. oui enfin!!!! un espoir !!!!!!maintenant c’est à la France de reprendre sa liberté !!!!!!courage!!!!

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