Le pape François, les réfugiés et les guerres de religion

 

Les déclarations répétées du pape François réjouissent nos journalistes bobos. À les entendre le message du pontife radicalement favorable aux réfugiés serait la marque du vrai chrétien. Les plus ignorants de ces commentateurs partisans s’aventurent dans la théologie pour railler la perplexité des catholiques « d’extrême droite et de la droite réac », qui feraient fi, disent-ils, du « sacro-saint dogme de l’infaillibilité …

 

Extrait de: Source et auteur

Suisse shared items on The Old Reader (RSS)

3 commentaires

  1. Dans l’hypothèse la plus favorable envers les interprétations de la tragique réalité temporelle, le Pape croit peut-être tenir ses fidèles à l’écart de ce que certains tenants et aboutissants du drame souhaiteraient voir , pour leur plus grand triomphe , aboutir en « guerres de religions ». Si tel est le cas , il se trompe dans un domaine qui ne relève pas en effet d’un domaine de sa singulière compétence.Il se trompe car il n’y a qu’une théologie en effet, l’islam et non pas une religion qui est invoquée pour trucider l’ infidèle. Tandis que la religion de la Révélation, d’une part n’est fondamentalement en aucun cas violente , et que d’autre part ses fidèles sont, particulièrement en Europe , si j’ose dire, une espèce qui se trouverait bientôt en voie de disparition tant elle s’est trouvée égarée,en particulier par ses clercs, dans des interprétations diverses,matérialistes, mondaines et pour tout dire absurdes qui ont affaibli considérablement chez les fidèles le sentiment d’appartenir à une réelle communauté .
    Aussi bien spirituellement que physiquement nombre de catholiques européens seraient incapables de trouver la ressource morale nécessaire pour défendre leur foi si c’était réellement elle qui était attaquée . Mais, au-delà des apparences cruelles est-ce bien elle ? Est-ce bien les chrétiens qui depuis des décennies prétendent à coup de bombes et de guerres aux résultats plus qu’aléatoires semer invariablement le chaos au Moyen-Orient ? L’insipide Giscard était-il un « croisé « lorsqu’il protégeait l’aytollah Kohmeyni contre le Shah d’Iran ? Busch aurait-il pu être comparé à Saint-Louis alors qu’il bombardait à l’aveuglette les territoires d’Irak ? Le frénétique suiveur Sarkozy a-t-il jamais rien de catholique dans sa politique guerrière comme dans sa politique domestique ?
    La harangue islamiste contre les présumés « infidèles » n’est finalement qu’un prétexte pour justifier le principe de conquête propre à leur théologie. Est « infidèle » somme toute, tout ce qui ne s’aligne pas sur leur fanatisme. ils ont cela de commun avec d’autres fanatismes révolutionnaires , tel celui qui a fait dire à Monsieur Fabius ès qualité de Ministre des affaires étrangères français : « Al Nosra fait du bon boulot « ! Singulière et monstrueuse complaisance envers la persécution de nos frères d’Orient.
    Vous avez dit « guerre de religions » ? Je dirais plutôt guerre des fanatismes contre le Bien commun, contre l’humanité même.

  2. Faudrait vraiment arrêter de l’appeler « le pape » car ce n’est malheureusement pas un pape.

  3. Si l’Eglise catholique facilite la tâche des fondamentalistes islamiques, on s’éloigne encore plus d’une solution viable!

Les commentaires sont fermés.