Le président de la Confédération manque une occasion alors que la Suisse aurait beau jeu.
De Roger Köppel
La soirée Churchill bien arrosée à l’Université de Zurich a pris fin dans une gaieté ambiguë. Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, et le président de la Confédération, Johann Schneider-Ammann, se sont entendus comme un vieux couple. On a échangé des amabilités et quelques taquineries habituelles. La raison réelle de cette rencontre, le célèbre discours de Zurich de Churchill sur les «États-Unis d’Europe», a été relégué au second plan.
Le président de la Confédération s’est bien gardé dans son allocution de mettre en avant l’indépendance de la Suisse, voire de prononcer les mots de «décision populaire». Pour plus de précautions, on s’est cantonné dans le domaine protégé des déclarations générales évasives sur les «innovations», les défis industriels et les «solutions amiables».

Que peut on espérer de mieux de Ammann, c’est un homme d’affaire, c’est tout!