Devant une situation des États européens qui, inexorablement, se délite de tous les côtés, et devant une Union européenne tétanisée par le moindre craquement de la bulle dans laquelle vivent ses dirigeants, il est temps que les Vrais Européens s’organisent afin qu’ils soient en capacité de montrer aux peuples européens le seul chemin qui est […]
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Il n’y a pas que les « populistes » qui défendent leurs acquis nationaux mais également la machine UE qui, imposant la libre-circulation, exige que la Suisse (donc le peuple suisse), entre autres, garantisse aux ressortissants des 27 pays de l’UE les acquis (salaires, prestations, protections, droits) spécifiques à la Suisse, sous peine que celle-ci soit accusée de discrimination. C’est du nationalisme et du populisme.
La « solution européenne » telle qu’elle est prônée dans cet article, exigerait une homogénéisation de ces acquis à l’ensemble des états qui en font partie : que ceux qui ont cours en Suisse soient de même teneur qu’en Roumanie, en France ou en Grèce, que chacun de ces pays assure son développement avec un minimum d’aide financière, que les formations professionnelles soient de même qualité, que les délinquants et criminels qui commettent leurs méfaits dans un pays n’aient pas l’occasion de « se réfugier » dans leur pays pour éviter procès et sanction pénale.
La gauche ne sera pas en reste de lutter pour maintenir les acquis sociaux swissmade, car ils s’opposeront à toute « régression sociale » : or, il est totalement utopique de penser que le niveau atteint en Suisse puisse se généraliser à l’ensemble des pays de l’UE.
Mais ceux qui défendent le plus les « acquis nationaux » de la Suisse sont bien les migrants européens qui viennent chercher ici (et dans quelques autres pays) ce qu’ils n’ont pas chez eux.
Défendre la souveraineté d’un territoire mérite le respect car cela engage la responsabilité citoyenne qui, elle, n’est pas opportuniste.