Nigel Farage soutient Marine Le Pen – Journal du jeudi 4 mai 2017

 

Au cours de cette soirée riche en rebondissements, Marine Le Pen a pu se féliciter d’un nouveau soutien de taille. Quelques jours après le ralliement de Nicolas Dupont-Aignan, c’est de l’autre côté de la Manche qu’arrive un coup de pouce. Nigel Farage a publiquement fait savoir qu’il soutenait Marine Le Pen dans la soirée de mercredi.

Nigel Farage, l’Ancien patron du UKIP, le parti eurosceptique qui a fait campagne pour le BREXIT, le britannique connu pour sa verve au Parlement Européen, a répondu à nos questions en exclusivité.

1) Économie / L’Etat attaque la clause Molière

2)Santé / Obésité : un problème de poids

3) International / Afghanistan : les talibans lancent leur offensive de printemps

4) International / Algérie : une élection pour rien ?

5) L’actualité en bref

Deux France face à face. Le Grand débat de la présidentielle a opposé deux visions avec l’affrontement entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron. Le peuple s’opposait à l’élite mondialisée. Deux styles, deux mondes.

Marine Le Pen représentante du peuple. Face à Emmanuel Macron, la candidate du Front National a choisi de jouer le tout pour le tout. Offensive du début à la fin, elle n’a pas laissé son adversaire se départir de son bilan aux côtés de François Hollande. Les coups pleuvaient. Une tactique à la Trump, toujours sur le devant de la scène, quitte à friser l’agressivité.  Le style pêchu de la candidate a contenté une grande partie de son électorat qui voulait voir le symbole du mondialisme face à ses contradictions… C’était notamment le cas des militants du FN à Marseille.

Sans consistance peut-être, mais toujours calme. Car si les militants du FN ont pu être convaincus par l’attitude offensive de Marine Le Pen, les indécis auront pu être dérangés par un volontarisme presque agressif venant clairement contrevenir à l’idée de la France apaisée, chère à Marine Le Pen. La candidate aura toutefois réussi à montrer son réalisme… notamment en renvoyant son adversaire dans les cordes lorsque celui-ci propose d’infliger des amendes aux délinquants alors même que la police n’ose plus rentrer dans certaines zones de non-droit. De même, Emmanuel Macron est allé jusqu’à critiquer l’action de Christiane Taubira lorsqu’elle était à la Place Vendôme… et ce, alors que la Guyanaise est à compter parmi ses soutiens…

Pour autant, l’ancien ministre de l’économie, qui partait en favori, n’avait pas à véritablement s’exposer. Il lui fallait montrer une attitude calme, ferme et posée… sans dossier devant lui. Un pari plutôt gagné puisque le jeune loup de la finance a surtout répondu aux attaques de Marine Le Pen sans jamais vouloir réellement entrer dans le combat. Emmanuel Macron a d’ailleurs eu du mal à répondre au sujet de ses soutiens islamistes de l’UOIF dénoncés par la candidate. D’autres sujets ont malheureusement été bâclés ou mis de côté. C’est le cas de l’immigration, un sujet qui préoccupe pourtant de plus en plus de Français. De même, l’écologie a totalement été évacuée… et pire… pas un mot de l’identité et la culture française… où Marine Le Pen aurait facilement tiré son épingle du jeu…

Le débat n’a donc pas donné entière satisfaction aux téléspectateurs. Regardé par 16,5 millions de personnes, dont 15,1 uniquement sur TF1 et France 2, soit 91,5 % des parts de marché… le rendez-vous incontournable a réalisé le plus mauvais score d’audience depuis la mise en place de ce programme en 1974. Le record d’activités a en revanche été établi sur les réseaux sociaux avec plus de 2 millions de tweets publiés durant la soirée… Dans ce cadre, c’est Marine Le Pen qui tire son épingle du jeu avec une petite majorité – 53 % – de publications à son sujet.

A l’inverse, selon les sondages cultivés par les médias du système, le candidat des banques a convaincu environ ⅔ des téléspectateurs interrogés à l’issue du débat…

Un débat mené presque intégralement sans présence journalistique. En effet, alors que les deux plus grandes chaînes françaises, France 2 et TF1 avaient sorti leurs champions de la politique, Christophe Jakubyszyn et Nathalie Saint-Cricq étaient totalement absents du programme… Chacune de leur intervention était cordialement ignorée par les candidats… Un moment sans doute gênant pour les deux patrons des services politiques… dépassés par les événements.

Leur absence et leur manque d’autorité auront toutefois un mérite… Ils auront été à l’abri des accusations potentielles de connivence avec Emmanuel Macron, considéré comme le chouchou des médias… Une opinion que la patronne de France Télévisions, Delphine Ernotte, n’avait visiblement pas à coeur de rejeter… En effet, celle-ci a embrassé Brigitte Macron à son arrivée comme du bon pain… laissant entrevoir une proximité douteuse. Visiblement, Delphine Ernotte n’était pas rebutée par la blancheur ou l’âge de l’épouse du banquier… Les différentes émissions suivant le débat ont tenté à nouveau de ne pas montrer leur parti pris pour Emmanuel Macron en temporisant leurs commentaires… A 4 jours du scrutin, il n’aurait pas fallu que la partialité médiatique soit trop lisible.

Et voilà, Cap sur l’Elysée c’est terminé pour aujourd’hui. Rappelez-vous que dimanche soir, nous serons en direct sur TV Libertés avec Boulevard Voltaire pour le débrief du 2e tour de la présidentielle, dès 20h30. En attendant, retrouvez tout de suite, le reste de l’actualité avec Olivier Frèrejacques.

 

1) Économie / L’Etat attaque la clause Molière

Gérer les affaires courantes : c’est selon la tradition républicaine le rôle d’un gouvernement sur le départ, élection présidentielle oblige… Mais comme rien ne se passe comme d’habitude dans cette campagne, le gouvernement vient de prendre une mesure surprenante : il part en guerre contre la clause Molière. Natasha Koenigsberg

Quatre ministres, Michel Sapin, Myriam El Khomri, Jean-Michel Baylet et Matthias Fekl, ont apposé leur signature au bas du courrier adressé aux préfets la semaine dernière, sans doute pour essayer d’en renforcer le poids… Il faut dire que ce courrier est en fait une “instruction ministérielle”, dont le pouvoir coercitif est quasiment le plus faible de l’arsenal à disposition du pouvoir exécutif.

Que demande le gouvernement aux préfets ? Qu’ils attaquent devant la justice toutes les décisions des collectivités locales introduisant la fameuse “clause Molière” dans leurs appels d’offres de marchés publics..
Cette clause est apparue l’an dernier dans plusieurs délibérations de communes, départements et régions… quelques unes ont déjà été déférées devant les tribunaux par des préfets zélés… d’autres sont passées entre les mailles du filet… Et pour cause : contrairement à ce qui a pu être dit, les clauses Molière intégrées aux appels d’offres n’imposent pas l’usage du français sur les chantiers, ce qui serait discriminatoire, mais exigent la présence d’un traducteur, ou d’un ouvrier bilingue capable de traduire les consignes données en français à ses collègues…

Il ne faut donc pas trop compter sur les clauses Molière pour permettre de lutter efficacement contre la concurrence déloyale des travailleurs détachés, et des sociétés parfois françaises, qui les emploient directement ou par le biais de la sous-traitance…

Qui plus est, les préfets ne devraient pas faire de zèle, attendant de connaître le nom du prochain locataire de l’Elysée. Marine Le Pen a promis d’abroger, dans le droit français ; la directive européenne créant le statut controversé de travailleur détaché. Emmanuel Macron s’est seulement engagé à le réformer.

 

2) Santé / Obésité : un problème de poids

L’obésité, une maladie qui ne cesse de grossir ! Si les campagnes de lutte contre l’obésité se développent dans le monde, les effets se font encore attendre. Le nombre de personnes en surpoids et en situation d’obésité se multiplie. Thibault Bastide

L’obésité, gros problème de société ! Alors que les campagnes publicitaires multiplient les slogans afin de lutter contre le surpoids et l’obésité, le fléau ne cesse de s’amplifier. En effet, en 40 ans, le nombre d’obèses a explosé. Le pourcentage a triplé chez les hommes, passant de 3,2 % en 1975 à 10,8 % en 2014, et plus que doublé chez les femmes passant de 6,4 % à 14,9 %.

Si 13 % de la population adulte mondiale se trouvent actuellement en surpoids, le temps ne va pas arranger les choses d’après l’Organisation Mondiale de la Santé. Selon une étude, près d’un adulte sur cinq pourrait être touché par la maladie en 2025.

Les pays développés, comme les Etats-Unis, sont évidemment concernés mais pas seulement. Dans les pays en développement, la population voit son pouvoir d’achat augmenter et découvre de nouvelles habitudes alimentaires. Ainsi, l’Inde, le Pakistan, l’Indonésie et le Brésil figurent dans le Top 10 des pays qui comptent le plus grand nombre d’obèses. Au Brésil justement, la maladie a progressé de 60 % en 10 ans, frappant 18,9 % de la population en 2016, contre 11,8 % en 2006.

La France n’est pas en reste. Selon une étude publiée dans le bulletin épidémiologique hebdomadaire en octobre dernier, un Français sur deux est en excès de poids et près de 19 %  se trouvent en situation d’obésité. Une situation pas si désespérée si l’on compare avec nos voisins européens. L’Allemagne, la Hongrie, le Royaume-Uni et l’Islande dépassent la France avec des taux d’obésité supérieurs à 20,9 %.

 

3) International / Afghanistan : les talibans lancent leur offensive de printemps

Les Algériens sont appelés aux urnes… mais ne devraient pas être nombreux à s’y rendre. Dans ces élections législatives, peu de place pour les surprises. La coalition en place devrait se maintenir et la question de la succession du président Bouteflika restera en suspens…

Jour d’élection de l’autre côté de la Méditerranée ! Les Algériens sont appelés à élire leurs députés dans le cadre d’un scrutin législatif qui ne devrait pas déplacer les foules… Les 23 millions d’électeurs auront à choisir parmi 12 000 candidats de 63 partis politiques.

Peu de place pour le suspens pourtant et la principale inconnue n’entoure pas les résultats mais le taux de participation… Conscientes du risque sécuritaire dans le cas d’une abstention massive qui entraînerait une crise de légitimité, les autorités algériennes ont tout simplement… interdit la promotion du boycott dans les médias !

Pour encourager les jeunes à voter, l’entreprise publique Algérie Télécom a promis trois mois d’abonnement internet gratuit pour tous les jeunes qui présenteront leur carte d’électeur tamponnée… Le premier ministre Abdelmalek Sellal est même allé jusqu’à inviter les femmes à ne pas préparer le café à leur mari pour qu’ils aillent voter et à les battre s’ils s’y refusaient…

Le président Bouteflika, extrêmement affaibli depuis son AVC en 2013, a lu péniblement un message à ses compatriotes les appelant à une participation massive et active… Pas sûr que celui dont le mandat court jusqu’en 2019 soit vraiment entendu.

Sans surprise la coalition sortante composée du FLN et du Rassemblement National Démocratique devrait l’emporter et se maintenir au pouvoir. L’intérêt résidera donc dans le taux de participation et dans le score des islamistes… Leur parti, le Mouvement pour la Société et la Paix, a fusionné avec une autre formation, également islamiste, le Front du changement. Ensemble, ils pourraient bien sortir renforcés de cette élection à la faveur du désintérêt des électeurs… A cet égard, il sera intéressant de voir pour quels candidats voteront les quelques 750 000 ressortissants algériens résidant en France…

En toile de fond du scrutin : un pays en crise économique… riche en hydrocarbure. L’Algérie subit la baisse du prix du pétrole et une question demeure omniprésente : qui succédera à Abdelaziz Bouteflika ? Très diminué, le président élu à quatre reprises depuis 1999 ne devrait pas pouvoir briguer un 5ème mandat et sa succession pourrait provoquer une véritable guerre des chefs et plonger le pays dans une instabilité dangereuse… Dangereuse pour l’Algérie mais aussi inquiétante pour la France qui serait la première destination pour les Algériens désireux de fuir un pays en crise…

 

4) International / Algérie : une élection pour rien ?

Il y a une semaine, les talibans d’Afghanistan ont annoncé le lancement de l’opération Mansouri, du nom de leur ancien chef. L’objectif revendiqué est de frapper les forces étrangères pour les chasser du pays. Floriane Jeannin

“Le principal objectif de l’opération Mansouri sera les forces étrangères, leurs infrastructures militaires et de renseignement, et l’élimination de leurs mercenaires locaux”. C’est en ces termes que les talibans d’Afghanistan ont lancé leur offensive de printemps. Pour mettre leur plan à exécution, les islamistes prévoient d’utiliser plusieurs stratégies, de l’attaque conventionnelle aux opérations de guérilla en passant par l’attentat suicide.

Malgré les 50 000 hommes équipés et disciplinés que comptent les forces talibanes soutenues par les services secrets pakistanais, le ministère de l’intérieur de Kaboul semble mépriser la menace. Pourtant, le 21 avril dernier, l’attaque d’un commando d’une dizaine de talibans contre une base de l’armée régulière a fait au moins 135 morts. Des morts qui ont poussé le ministre de la Défense et le chef d’État-major à la démission. Une opération rendue possible grâce à la corruption qui gangrène l’armée afghane. En effet, parmi les assaillants, 4 avaient servi sur cette base…

De plus, l’armée et la police ne contrôlent que 57 % des 460 districts que compte le pays. Les talibans qui comptent également jouer sur le terrain politique ont déjà établi une administration parallèle notamment dans la province du pavot dans le sud. Le chef du Pentagone, le général Jim Mattis, à la tête de 8 400 soldats américains déployés sur place, ne voit pas la situation du même œil et prédit une nouvelle année difficile. En effet, les pertes de l’armée afghane ont augmenté de 35 % en 2016 avec près de 7 000 policiers et soldats tués sur les 9 premiers mois.

Spécialiste de l’Afghanistan, Karim Pakzad, chercheur à l’Institut de relations internationales et stratégiques montre la mainmise des talibans sur le domaine militaire.

Une mainmise militaire donc pour les talibans mais aussi diplomatique…

Outre les talibans, l’Etat islamique combat également le gouvernement de Kaboul et ses alliés américains dans l’Est. Rappelons que depuis le début de l’année, les combats ont fait plus de 2 100 morts civils.

 

5) Actu en bref

Pierre Bergé s’est fait passer la bague au doigt ! Le fondateur du Sidaction s’est marié avec le paysagiste américain Madison Cox, surnommé le jardinier des milliardaires. L’information a été confirmée par l’intéressé mercredi.

Pierre Bergé avait activement milité pour l’autorisation du mariage homosexuel et contre le mouvement pro-famille La Manif pour Tous. Il est en outre le mécène de nombreuses initiatives LGBT. L’histoire ne dit pas si les petits enfants d’honneur seront habillés en Yves-Saint-Laurent.

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L’Etat islamique hyper connecté ! Europol enquête sur la possible mise en place d’un réseau social propre au groupe terroriste. Il pourrait servir d’outil de propagande et de financement. Daesh serait en lien avec d’autres groupes terroristes et extrémistes par le biais de plusieurs réseaux connectés.  Europol a mené une opération, la semaine dernière, contre la propagande des groupes islamistes. Plus de 2 000 éléments ont été signalés.

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L’asile pour Piotr Pavlenski ! Le “performeur” russe qui s’est fait connaître en se clouant les testicules à Moscou sur le pavé de la place rouge en protestation contre le président Poutine a obtenu l’asile politique en France… On attend avec impatience ses prochaines actions chocs contre le prochain locataire de l’Elysée.

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Et pour finir, toute l’équipe de TV Libertés a une pensée émue pour Simonne Héricourt, cette calaisienne qui avait témoigné dans notre reportage à Calais. Simone avait appris qu’elle serait expulsée de sa maison quand le gouvernement français dépensait des millions d’euros pour loger des clandestins dans sa propre région à quelques pas de chez elle. Vous pouvez retrouver son témoignage poignant sur notre site internet TVLibertés.com.

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Extrait de: Source et auteur

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2 commentaires

  1. Ce ralliement est magnifique. Ainsi, plus personne ne peut regretter la sortie de l’UE par l’Angleterre. Pour ce qui est de l’Ecosse, j’espère que Londres aura tout de même un dernier sursaut démocratique pour laisser le peuple choisir. Oui, la souveraineté se décide par les peuples, je suis d’accord avec Jean B.

  2. Quitte à être taxés de droite « frileuse » ou d’ « extrême droite », nous ne pouvons que reconnaître que Nigel Farage a toujours appelé un chat un chat. N’en déplaise aux socialistes. La souveraineté d’un peuple et d’une nation, c’est sa dignité. Il n’y a pas à tergiverser là-dessus. Pas négociable.

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