Raphaël Enthoven : « le vrai danger ce ne sont pas les mauvais sentiments, mais les bons sentiments »

 

Raphael Einthoven : « le vrai danger ce ne sont pas les mauvais sentiments, mais les bons sentiments. pic.twitter.com/Nj1pgDeVir

— Pierre Sautarel (@FrDesouche) 12 décembre 2017

L’entretien dans son intégralité :

 

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2 commentaires

  1. Tout aussi lucide:
    « Pour triompher, le mal n’a besoin que de l’inaction des gens de bien ».
    (Edmund Burke, 1729-1797).

  2. Évidemment : l’enfer est pavé de bons sentiments. Le bisounours, l’ortho-humaniste, l’adorateur de l’Autre Suprême, tout énergumène rêvant d’un monde où toutes les rues seraient dans la bonne pente, tout utopiste prétendant créer « l’homme nouveau » est un ennemi du genre humain. Car l’action de ces délirants-là conduit inévitablement au totalitarisme, à la misère, à la guerre, à la mort. Les exemples historiques ne manquent pas, tout le monde les connaît. « Summum jus, summam injuria » disait un vieux proverbe; en voulant des sociétés ouvertes, tolérantes, sans classes, égalitaires, ces déments fabriquent en fait la dictature de la bien-pensance, le communautarisme, la guerre civile. Étonnant esprit humain, qui dénie la réalité et n’accepte pas l’humanité telle qu’elle est, ni « bonne » ni « mauvaise » ! Il y aura toujours des fous pour considérer l’homme comme l’argile que façonne le potier, sans comprendre que la divergence et le conflit sont les moteurs des sociétés et que la négociation et le contrat sont des conventions nécessaires mais sans cesse remises en cause. Ben oui, c’est ainsi !

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