Tout comprendre sur l’initiative «Monnaie pleine»

 

Les Suisses se prononcent le 10 juin sur ce texte qui veut que la BNS soit le seul établissement à émettre de l’argent aussi bien liquide qu’électronique. Explications.

 

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2 commentaires

  1. La question essentielle est :
    Qui devrait créer l’argent?
    Les banques commerciales (souvent détenus par des investisseurs étrangers)
    OU
    Un organisme d’état indépendant des politiques et autres pouvoirs tenu par la constitution à l’intérêt du peuple suisse

    Récupérons la souveraineté monétaire et les milliards de dollars de profits de la création monétaire.

    « UBS et Credit Suisse produisent à elles seules 50% de l’argent électronique et que 60 à 80% de leurs investisseurs sont étrangers » (Le Matin 28 mars) Voilà un risque systémique…

    Les crises systémiques sont réelles et les montants de sauvetage des banques commerciales suite aux crises de 2008 et de 2011 sont simplement hallucinants. Mais comme nous payons via nos impôts et nos taxes plutôt qu’en recevant une facture nous étant adressée personnellement, peu de gens protestent cet état de cause.

    Avec l’initiative, les banques commerciales pourraient toujours emprunter de l’argent à la BNS si le besoin se fait ressentir et ce sera la responsabilité de la BNS d’accorder ou pas les prêts pour augmenter le crédit si elle juge cette action nécessaire à la stabilité économique. Ce ne seront plus les banques qui feront ce qu’elles veulent en tirant tous les bénéfices.

    La Monnaie Pleine est déjà le seul moyen de paiement accepté par les banques entre elles à l’intérieur d’un pays ou à l’international. Pourquoi selon vous les banques n’acceptent pas de transiger entre elles avec des reconnaissances de dette, mais nous imposent ce système?

    La BNS dit que les bénéfices de cette création monétaire seraient potentiellement sujets à discorde et influence politique. Mais aujourd’hui, les bénéfices vont à qui? Vous l’aurez deviné dans les poches des dirigeants des banques et de leurs actionnaires souvent majoritairement étrangers. Avoir à gérer des problèmes de distribution équitable de ces bénéfices est un bon problème à avoir selon moi… Mieux vaut avoir ce problème que de n’avoir aucun bénéfice à distribuer.

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