Pourquoi le fascisme n’est pas complètement tabou en Italie

Alexandre Del Valle,  15 août 2018

Le 29 juillet, Matteo Salvini, ministre de l’intérieur italien, a été critiqué par une partie de ses opposants après avoir cité Benito Mussolini dans un tweet (« Tant d’ennemis, tant d’honneurs! »). Mais le scandale ne fut pas général. Car malgré les crimes atroces du régime, il est admis, même à gauche, d’apprécier certains aspects du fascisme.

4 commentaires

  1. Pourquoi « Même à gauche » !?
    Doctrine, idéologie, économie planifiée, le fascisme EST de gauche à la base c’est avant tout de l’ultra-étatisme, valeur de gauche s’il en est, la droite traditionnelle, celle des entrepreneurs et des propriétaires étant beaucoup plus méfiante (et pour cause) par rapport à l’état.
    Benito Mussolini était d’ailleurs socialiste à la base
    https://fr.wikipedia.org/wiki/Benito_Mussolini#Engagement_socialiste_(1902-1914)
    sa devise « Tout dans l’État, rien contre l’État, rien en dehors de l’État » pourrait parfaitement être l’hymne de nombres de socialistes actuels (en particulier français) et Le NSDAP « Parti national-SOCIALISTE des travailleurs allemands » était aussi violemment anti-capitaliste, il suffit de relire les discours de l’époque, c’est à ce titre qu’il a attiré les travailleurs allemands qui lorgnaient aussi du côté du communisme (un autre « fascisme » anticapitaliste).

    Extrait d’une brochure écrite par Joseph Goebbels éditée a des centaines de milliers d’exemplaires dès 1929 « Pourquoi nous somme socialistes »
    https://www.contrepoints.org/2012/08/16/93794-joseph-goebbels-pourquoi-nous-sommes-socialistes

    Relire le livre de l’historien Benoît Malbranque « Le socialisme en chemise brune »
    https://www.contrepoints.org/2012/10/06/99648-le-socialisme-en-chemise-brune

  2. Il faut bien voir que jusqu’à l’arrivée des Alliés en Italie puis en Normandie, tout l’épiscopat était de droite et, d’un coup, tout le monde est devenu de gauche

  3. Des paroles très intéressantes, qui malheureusement n’ont de crédit que celui de « l’histoire » qui puise ses matières dans la presse, qui elle, est toujours à tendances monopolistiques et donc souvent totalement fausse et orientée. Ce qui donne en finalité que l’on peut raconter que des histoires, sans vérités absolues. Dans les années 90 pas plus qu’avant, les facultés de droit étaient déjà sérieusement noyautées par le filtrage des enseignants.

    C’est dans la nature humaine de vouloir tout maîtriser en liant la réalité à la fiction quand il manque des pièces au puzzle, de s’accrocher à une barrière artificielle de reconstitutions nombrilistes puisque chaque vécu est différent. Ce qui caractérise souvent les gens de droite, c’est de projeter leur moi, comme un unité de la société, de croire par culture et abstraction que tout le monde est droit, propre, sincère. etc. alors qu’être gauche c’est être réellement à côté de la plaque, taré, fourbe, menteur, traître, affabulateur en un mot acteur d’une fiction totalitaire, structurée mentalement pour plaire au plus grand nombre et simplificatrice, démagogique et populiste à outrance, pour être accessible aux imbéciles et aux perroquets dont la mémoire sature l’intelligence.

    Mais ils ont des excuses les gens de droite, c’est qu’ils sont les seuls qui font avancer le monde en plaçant la liberté et la responsabilité individuelle comme fil conducteur de leurs actions et non pas l’aliénation par l’assistance offerte par les gauches sur le dos des résultats positifs offerts par la droite . Et ces deux oppositions finissent par fusionner sans aviser les citoyens, parce que le Pouvoir parti de droite les poches vides repose sur la confiance et qu’à long terme les poches devenues pleines, les mafias des crapules politiques ont le temps de se structurer pour faire capoter le tout afin de satisfaire les vanités des appétits financiers individuels des gorets de gauche en cultivant la surpopulation, l’endettement et la faillite sociale. Et là évidemment même les banquiers sont de gauche en prêtant plus qu’ils ne possèdent. Les poches pleines contre la monnaie pleine.

  4. J’apprécie toujours tout ce que vous dites, Monsieur Alexandre del Valle, et votre remise du fascisme au milieu de l’Italie est parfaitement pertinente.
    Cependant, j’aimerais relever cette grave erreur historique : la famille de Savoie, qui avec son dernier roi a participé à l’Unità italienne, n’avait aucunement des origines françaises. La famille de Savoie était d’origine germano-burgonde, du temps où le royaume des Francs était encore cantonné à l’île de France, avant toutes les invasions et colonisations de tous les pays qui l’entouraient, comme l’Aquitaine (royaume des Wisigoths) et la Burgondie, ce royaume des Burgondes, qui deviendra au fil du temps le royaume de Bourgogne-Provence. Les ancêtres des Savoie étaient des hommes de confiance dans l’administration des rois de Bourgogne-Provence, qui n’étaient en rien français.
    Nice et sa contrée s’était donnée au XIIIe siècle à la Savoie pour ne devenir ni provençale ni française, et elle fut vilement donnée à la France, de même que la Savoie, en 1860, dans cette étrange volonté d’unifier de force toutes les principautés italiques.

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