Certains quartiers de Paris sont complètement «pourris par la drogue», reconnaît Anne Hidalgo

 

Invitée de la matinale de Public Sénat le 8 octobre, la maire PS de Paris Anne Hidalgo a reconnu l’ampleur des dégâts du trafic de stupéfiants à Paris, et a évoqué à plusieurs reprises la nécessité d’un véritable plan antidrogue, que le gouvernement avait promis de finaliser en juillet.

Il y a des quartiers qui sont complètement […] pourris par la drogue

Affirmant haut et fort ne pas être «dans l’angélisme», la maire de la capitale a livré son constat sur la vente de drogue à grande échelle, particulièrement de crack, qui ravage certains quartiers du Xe, XVIIIe et XIXe arrondissement à Paris. «Bien sûr qu’il y a un problème. Vous savez, il y a des quartiers qui sont complètement […] pourris par la drogue. Et pour moi, le sujet n’est pas tant de savoir s’il faut légaliser ou pas la consommation du cannabis, c’est de savoir s’il n’y a pas un plan contre la drogue qui doit être porté dans ce pays avec force car c’est une économie qui vient abîmer tout», a-t-elle observé.

«Les effets du crack vous connaissez ?» : à #Paris, une association pro-migrants suspend son aidehttps://t.co/JTKttfSoXtpic.twitter.com/IpjftZOqUw

— RT France (@RTenfrancais) 30 juillet 2018

Anne Hidalgo a plaidé pour davantage de sécurité : «Nous avons demandé […] au préfet de police de rehausser les moyens […] Ce plan antidrogue est absolument indispensable si on veut remettre de la République dans ces quartiers. Le problème à Paris est réel, […] il faut de la présence policière.» Elle a pressé l’Etat d’écouter les maires d’arrondissement confrontés au deal de drogue pour élaborer des solutions vraiment adaptées.

1,5 million pour le plan anti-crack d’Anne Hidalgo

Sur un tweet posté le même jour, elle a annoncé avoir sillonné le quartier de Stalingrad, dans le Xe arrondissement, pour informer commerçants et riverains de son plan anti-crack. Elle prévoit d’ajouter un million d’euros supplémentaire au budget pour assurer davantage de maraudes et de places en hébergement pour les toxicomanes souffrant souvent d’importants troubles psychiatriques.

Hier, j’étais place #Stalingrad pour parler avec les riverains et commerçants et présenter mon plan anti-crack. Ces mesures doivent être accompagnées d’un plan anti-drogue national doté de moyens à l’échelle de la situation. #Sécurité#Santé#Parishttps://t.co/LCg1nDZgl4

— Anne Hidalgo (@Anne_Hidalgo) 9 octobre 2018

Mais cela sera-t-il suffisant pour faire flancher les réseaux du supermarché du crack ? Les opposants d’Anne Hidalgo, comme le conseiller Les Républicains du XVIIIe Pierre Liscia ou Rachida Dati, la maire du VIIe, se sont souvent manifestés pour reprocher l’enlisement de la situation et suggérer des méthodes plus radicales comme l’injonction de soins, le placement en centre de désintoxication ou l’éloignement des clients de leurs dealers.

Supermarché du crack à Paris

Le trafic de crack affecte le nord-est de Paris. L’un de ses épicentres, le lieu-dit de «la colline», situé dans le XVIIIe arrondissement près de la porte de la Chapelle, voit accourir environ 700 clients par jour, qui créent des nuisances en se dispersant dans les arrondissements alentours. Les opérations policières ne donnant guère de résultats, Anne Souyris, adjointe à la maire de Paris a préconisé l’ouverture de nouvelles salles de shoot et la mise en route d’un bus itinérant.

Lire aussi : Bientôt de nouvelles salles de shoot à Paris pour les toxicomanes ?

 

Extrait de: Source et auteur

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6 commentaires

  1. Le problème est le même à Lausanne: on sait, mais on n’agit pas ou alors très peu. Si l’on veut éradiquer le deal de rue, il ne faut pas hésiter à taper (très fort) dans le tas. On oublie bien trop souvent que ces saloperies de vendeurs de drogue vendent de la mort à nos enfants. Il s’agit de ne pas les laisser tranquille une seule seconde, les harceler, les contrôler sans cesse, les fouiller, exiger des papiers et les enfermer pour le moindre gramme drogue qu’ils pourraient avoir sur eux. Il serait temps d’arrêter de se faire couillonner !

  2. Il fallait peut-être être pro-active espèce de cruche, c’est sensé être ton job!!! Aussi longtemps que les gens, certes désinformés seront assez crétins pour élire des marionnettes de la mafia mondialiste, voilà ce qui continuera d’arriver. Et c’est simple de détecter qui est quoi, lorsqu’un politicien est anti-Trump, anti-Poutine, anti-Orban, anti-Salivini, qu’il est pro-UE, pro-immigration, que les médias en disent du bien, c’est une marionnette de la mafia mondialiste ou un idiot utile! Dès qu’un politicien est contre la dictature de Bruxelles, contre l’immigration de masse, que les médias vomissent sur lui, qu’il se fait traiter de raciste, d’homophobe voire de nazi, c’est un mec qui défend vos intérêts. Ç’EST PAS COMPLIQUÉ!!! Ça devrait tout de même être à la portée d’une majorité de gens, même ma petite nièce de 6 ans comprend le concept!!!

  3. Ouais, l’Hidalgote ne peut pas nier la réalité, mais quant au moyens d’éradiquer le fléau, RIEN. Ce n’est pas en dorlotant les dégénérés qui se droguent que la situation évoluera dans le bon sens. Il ne faut pas se moquer du monde : la Police connaît les revendeurs et les fournisseurs, de la racaille venue surtout des périphéries communautarisées; une bonne rafle, des procédures de flagrant-délit, et des coups de pied au cul de la magistrature, et basta ! Donc la solution : de la volonté politique. Mais le Macron s’en tape, il préfère les minorités perverses pour lesquelles il fait des « réformes sociétâââââles ».

  4. Mme Hidalgo (Ho ho !)  »Il y a des quartiers qui sont complètement […] pourris par la drogue ».
    Comme c’est bizarre de reconnaître maintenant les dégâts de la drogue connus depuis de décennies …
    Fera-t-elle comme M. Collomb(e) ? Reconnaître les erreurs et manquements répétés juste avant le passage de pouvoir …
    Cela manque de RESPONSABILITÉ !!

  5. C’est bien connu, la drogue apparaît toute seule, aucun vecteur humain n’est nécessaire -en fait à l’entendre il suffit juste d’une municipalité gauchiste et hop, la drogue est là dans « les quartiers ». Magique, strictement aucun rapport avec une invasion quelconque, d’ailleurs la drogue a toujours existé, même sous Louis XIV, c’est dire!

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