Par Luc Ferry, le 02/01/2019
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Aujourd’hui, c’est la grande mode à gauche, mais parfois hélas aussi à droite: on en appelle au «réveil citoyen» contre le primat d’un «individualisme» qui ruinerait le sens du collectif sous l’égide du «néolibéralisme» qui menace, comme chacun sait, notre pays.
La vérité est à peu près inverse, à savoir que nous crevons lentement d’un manque de libéralisme associé au poids écrasant des taxes, d’un État endetté à mort et de communautarismes religieux de plus en plus effroyables. La gauche en perdition croit s’en sortir en administrant au socialisme une injection d’écologie apocalyptique. C’est ne rien comprendre […]
Quand il apparaît dans les années 1830 avec son sens philosophique encore non dégradé, le mot individualisme ne s’oppose pas à collectif, mais à «holisme», du grec holos, qui veut dire le «tout», un terme que les ethnologues utilisent pour désigner les sociétés traditionnelles au sein desquelles le «corps» social impose de manière autoritaire les coutumes et les traditions à un individu […]
Le mot individualisme ne désigne donc pas l’égoïsme, le repli sur soi, mais le mouvement typiquement moderne et démocratique d’émancipation des individus à l’égard des communautarismes traditionnels comme des totalitarismes modernes. Le meilleur exemple de cet individualisme nous est offert par la naissance de la famille moderne fondée sur le mariage choisi par les jeunes gens par et pour l’amour, en opposition au mariage de raison, arrangé par les parents, […] dans nombre de pays traditionnels encore aujourd’hui, en Asie ou en Afrique notamment.
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Source : Figaro (abonnés)


Foutaises ! Il n’y a pas à choisir entre l’individualisme et holisme. Le transhumaniste Luc Ferry est conforme à la doxa mondialiste.