Cenator : Cet enthousiame de del Valle me semble tout de même exagéré. La Russie comme les Etats-Unis ne font pas de cadeaux aux Européens. Viktor Orban dit qu’il a de très bon rapports avec Poutine mais que pour rien au mode il ne voudrait trop dépendre de la Russie. De même pour les Polonais : ils ne pourraient pas avoir confiance et, foutu pour foutu, préfèrent les Etats-Unis. Les peuples de l’Est qui ont vécu le communisme se méfient. Les espions qui travaillent pour la Russie sont encore plus nombreux que les naïfs Occidentaux n’imaginent.
Les médias hongrois suivent avec une grande attention le développement militaire de la Chine et de la Russie et se demandent à quelle sauce l’Europe sera mangée. Et ils espèrent éviter la sauce chinoise…
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L’UE, les États-Unis et l’OTAN ont profité de la faiblesse russe; après avoir promis le contraire lors des accords entre Gorbatchev et Reagan, ils ont élargi l’UE et l’OTAN à l’Europe orientale et même à d’anciennes républiques soviétiques.
Pour mesurer les limites de la politique russe de Poutine, il suffit de comparer les immenses progrès économiques de la Chine communisto-capitaliste « pacifique « des vingt dernières années (PIB de 12,24 billions pour plus de 1 milliard d’habitants) et aux faibles avances économiques de la Russie au cours de la même période. La Russie compte 146 millions d’habitants pour un PIB de 4 billions de dollars. En matière de population comme de production, elle ne pèse que peu en comparaison des États-Unis (325 millions d’habitants et 19,39 billions de dollars) et de l’Union européenne (500 millions d’habitants et 21 billions seulement de dollars).
Poutine semble savoir mieux que quiconque que, au XXIe siècle, la puissance militaire ne saurait mener bien loin un Etat-nation et que pour gagner une guerre, il faut qu’elle reste limitée et brève. Poutine a compris que le savoir ne se conquiert pas par la guerre; les grandes sociétés telles que Apple, Facebook et Google valent des milliards de dollars, les nombreuses petites et moyenne entreprises valent aussi beaucoup, mais on ne s’empare pas de ces fortunes par la force. Comme Trump le pense, nous ne somme plus aujourd’hui au temps passé où la guerre pouvait rapporter gros au vainqueur avec des dégâts minimes.