C’est avec une certaine réticence que l’on s’apprêtait à visionner le quarantième opus de l’auteur d’Impitoyable, tant le système Eastwood, depuis Invictus, semblait ronronner et offrir le spectacle d’un cahier des charges respecté plutôt que des films habités par l’acuité et la fièvre retenue qui faisaient le prix de ses chefs-d’œuvre. À l’issue de la […]
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Merci les observateurs.ch
Ce film , résume au fond « une époque » en laquelle bon nombre ont cru, époque qui magnifiait la réussite matérielle « individuelle » et qui nous détournait de l’essentiel, de ce qui a bâti l’humanité, la relation à l’autre. Car sans le concours de l’autre nous n’existerions pas.
Et pourtant, tout, depuis le 20ème siècle s’acharne à nous démontrer le contraire. D’où le malaise sans fond de nos sociétés « modernes ».
Petit extrait de la critique qui résume le personnage dans ses certitudes, ses égarements ses errances : Son personnage, Earl Stone, est un homme qui, fort de sa croyance dans l’effort et les vertus du labeur, a bâti son existence autour de son métier, annulant du même coup les relations avec sa famille, non par égoïsme mais dévotion à l’idéal américain de la réalisation personnelle, grâce à l’effort et la fructification des talents. Sa rétribution est la faillite de son activité, concurrencée par Internet, la dislocation de sa vie familiale (divorce, hostilité de sa fille, déréliction personnelle) et surtout l’impression de se mouvoir dans un monde devenu illisible (fin d’extrait).
Formidable présentation ou critique de ce film par Mr SEVERAC, qui nous donne une folle envie de vous revoir Mr Eastwood. Je me rappellerai toujours de votre humble, émouvante, tendre prestation dans « Million dollars baby ». Longue vie à vous car nous ne sommes pas près d’accepter que ce soit un « film testament ».
Un cinéaste , qui a beaucoup trop travailler pour le pentagone .
J’ai beaucoup aimé ce dernier film de Clint Eastwood. A son âge c’est doublement méritant.
Pour moi Clint Eastwood est, malgré un palmarès pas toujours très égal, un des plus grands réalisateurs du cinéma mondial.
Revoyez (en VO) Midnight in the garden of good and evil, Bridges of Madison County, Million dollar baby, Unforgiven, pour comprendre sa sensibilité.
Le 15h17 for Paris n’était pas des plus réussis, Gran Torino aurait mérité d’être plus développé.
Dans le registre Star Spangled Banner, American sniper était plus inspiré et plus introspectif.
Quoi qu’il en soit, Mister Eastwood reste un des plus grands dont la disparition m’affectera. Je vais donc m’offrir The mule à sa sortie, mercredi prochain, d’autant que c’est peut-être une de ses dernières réalisations.
Un constat testamentaire, donc ?