Un tiers des personnes radicalisées en Suisse vivent sur l’Arc lémanique

Un tiers des personnes radicalisées en Suisse vivent sur l’Arc lémanique

 

Un tiers des personnes radicalisées en Suisse vivent sur l’Arc lémanique Le 12h30 / 2 min. / mercredi à 12:30

Un tiers des personnes radicalisées en Suisse vient de l’Arc lémanique et 40% d’entre elles dépendent de l’aide sociale. Tels sont les résultats d’une étude présentée mercredi par la Haute école de sciences appliquées de Zurich (ZHAW).

Selon l’étude, basée sur des données anonymisées du Service de renseignement de la Confédération (SRC) ainsi que des interviews, 31,5% de l’échantillon de 130 cas (soit 41 cas) fourni par le SRC concernent l’Arc lémanique.

De manière générale, la Suisse romande est surreprésentée dans cette statistique: 42,3% des radicalisés recensés en sont issus. La Suisse alémanique compte 70 cas sur 130.

Un tiers de nationalité suisse

Un tiers des radicalisés relevés dans l’échantillon sont de nationalité suisse. Environ 35% sont nés en Suisse, plus de la moitié y ont grandi et deux tiers y ont été socialisés durant leur jeunesse. Parmi les voyageurs du djihad, les convertis sont largement surreprésentés, puisqu’ils représentent 20% des cas.

L’étude de la ZHAW s’est aussi penchée sur le contexte social des radicalisés. Ceux-ci se démarquent en prenant de plus en plus leurs distances par rapport à la société. Nombre de personnes concernées sont aussi au chômage. Conséquence de cette précarité, 40% des individus radicalisés sont dépendants des prestations sociales de l’Etat.

Toujours une menace

En comparaison internationale, la Suisse compte bien moins de djihadistes par nombre d’habitants que la France, la Belgique ou l’Autriche. Elle en dénombre, par ailleurs, une proportion légèrement plus faible que l’Allemagne, mais nettement plus élevée que l’Italie.

Le nombre de voyageurs du djihad a fortement diminué ces dernières années depuis les premières pertes du groupe Etat islamique (Daech) jusqu’à sa défaite militaire. Cette tendance vaut aussi pour la Suisse. Les personnes radicalisées restent toutefois une menace, selon la ZHAW.

ats/lan

Publié mercredi à 15:17 – modifié mercredi à 15:18

Pistes pour des solutions

« Détecter tôt des tendances de désintégration à l’école ou au travail et tenir compte d’activités criminelles augmente les chances de succès de mesures de prévention et d’intervention », souligne Miryam Eser Davolio, professeure à la ZHAW et directrice de l’étude.

Autre recommandation: il faut prendre des mesures de protection contre la propagande et le recrutement. Dans ce domaine, la dynamique de groupe et les contacts avec des personnes aux intérêts communs sont plus déterminants que la consommation de contenus en ligne, même si cette dernière constitue une caisse de résonance.

Les autorités d’exécution des peines doivent elles aussi relever le défi que représente la présence de détenus radicalisés. Les auteurs de l’étude suggèrent de transformer deux à trois prisons en centres de compétences destinés à des détenus de ce type. Le personnel doit suivre une formation continue, tous métiers confondus

Source : RTS, ici

7 commentaires

  1. Ici en Suisse on rase gratis ,venez nombreux et vous allez pouvoir profiter de la caisse maladie ,des traducteurs , des avocats ,des juristes ,d`un logement ,et des comités de soutien des cours de langues ,en plus vous recevez un peu d`argent ,on vous offre encore la possibilité de faire un apprentissage d`une année ,et on vous trouve un travail ,pour nos enfants l`apprentissage est de 3 à 4 ans ,et à eux de trouver un job ,mais j`oubliais ils ne sont que Suisse ?
    Et pour l`AVS ,ces braves toucheront une rente ,mais au fait qui paye tout cela ??
    Il est temps de fermer nos frontières ,et stopper de suite cette immigration massive ,dans quelques années nous serons tout simplement des étrangers chez nous et oui à réfléchir et méditer ,car parler constamment d`écologie ,et avoir 1 million d`habitants supplémentaires en 11 ans n`est pas crédible ,et notre pays est trop petit , à méditer.

  2. @JYM17, pourtant la Suisse n’accorde pas non plus la nationalité par simple naissance sur le sol national.

  3. A considérer , que le terme « radicalisé ne concerne qu’un djihadiste qui décide au moment ‘T’ de passer à l’action …..les autres djihadistes à l’état rémanent forcément sont moins détectables mais reste invasifs ….

  4. Il doit y avoir très peu de pays au monde qui entretiennent des milliers d’individus qui les haïssent et le déclament. C’est surréaliste, nous donnons tout ce que nous avons à des parasites qui vivent chez nous et ne pensent qu’à notre perte. Pire, nous allons en rechercher d’autres tous les jours.

  5. En Italie comment font ils ? : le droit italien n’accorde pas la nationalité par la simple naissance sur le sol national et comme par hasard il n’y a pratiquement aucun terrorisme islamique.

  6. Quelle signe de dégénérescence de notre type de société qui paie des prestations sociales et donc entretient des individus irrécupérables qui veulent sa mort !

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