Dans son éditorial de la Weltwoche, Roger Köppel estime que la décadence du Bas-Empire romain commence au moment où tout le monde réfléchit à la façon de dépenser l’argent public et où plus personne ne se demande d’où provient la prospérité. Il cite aussi le grand historien anglais Edward Gibbon, auteur de l’Histoire de la décadence et de la chute de l’Empire romain, qui attribue classiquement l’effondrement de l’empire romain à un déclin moral général ainsi qu’à une immigration sans bornes.
Claude Haenggli, 22.6.2019
Comme les Romains
Éditorial
La question cruciale ne joue aucun rôle en cette année électorale.
Je suis en train de lire un livre sur la chute de l’Empire romain. Il existe de nombreuses théories. Edward Gibbon attribue classiquement cet effondrement à un déclin moral général ainsi qu’à une immigration sans bornes.
Au IVe siècle après J.-C., quelque 100 000 Goths ont franchi le Danube poussés par d’autres grandes invasions venant de l’Est. Les Romains à la «Nous y arriverons» ont proposé aide humanitaire et ravitaillement. Ils étaient bien intentionnés. Et ils espéraient aussi en tirer quelque parti.
Toutefois, lorsque le ravitaillement a fait défaut en raison de la corruption et de l’incompétence, les réfugiés se sont rebellés. Nous avons fait venir des Goths et nous nous sommes retrouvés face à des êtres humains. L’empereur Valens de l’Empire romain d’Orient est mort en 378 de notre ère sur le champ de bataille d’Andrinople.
Mais le déclin de ces régions jadis florissantes ne tenait, certes, pas qu’à cela. Les Romains avaient vécu trop longtemps largement au-dessus leurs moyens. Au cours de mes études d’histoire, j’ai eu à rédiger un travail sur les «décurions». C’était une classe de patriciens urbains jadis respectée.
Or les choses se sont aussi bien vite gâtées pour les décurions. Pourquoi? Ils étaient les principaux collecteurs d’impôts de l’Empire. Et lorsque les recettes se sont effondrées, les pauvres collecteurs ont dû y mettre de leur poche. Ils ont été nombreux à se suicider par désespoir pour les finances de l’État.
Actuellement, la Suisse s’intéresse surtout à trois sujets: le climat, le climat et les femmes. Personne ne parle d’argent ni d’immigration. La question de l’origine de la prospérité et de ce qui la menace a rarement été placée si bas dans l’agenda politique.
Je viens de recevoir le courrier d’un lecteur. Il raconte qu’il était samedi dernier en famille dans un restaurant Migros à Wattwil. Il y avait un écriteau à la caisse. «Pour des raisons climatiques», on n’y distribue plus automatiquement de pailles en plastique. Il faut les demander directement au personnel.
Heureux pays qui rationne les pailles «pour des raisons climatiques»! Ou malade? Nous dansons sur les bancs de l’école comme si l’enseignante était malade pour toujours.
Non, la Suisse n’est pas un Imperium Romanum. Mais le déclin des Romains devrait nous faire réfléchir. Ce qui a laminé les Romains pourrait bien aussi tuer la Suisse. L’orgueil précède la chute. Et cela commence par la témérité.
Commençons par la première loi de la nature en politique. L’unique source de prospérité dans un État sans colonies ni ressources minières sont les entreprises, les personnes qui y travaillent activement. Elles sont l’artère qui en assure la prospérité. Elles sont le tuyau d’arrosage dans le jardin Suisse.
La deuxième loi de la nature réside dans la capacité de l’État à dépenser de l’argent, sachant que ce n’est pas lui qui crée la prospérité. Les économistes en vogue aujourd’hui autour du Français Piketty font fausse route. L’État n’est pas une machine à faire de l’argent et à créer des emplois. L’État garantit les conditions qui permettent aux entreprises d’arroser le jardin.
Troisièmement, si l’État devient obèse alors qu’il pompe trop d’eau du tuyau, cela provoque une grande sécheresse. Les fleurs se fanent, le jardin souffre. L’oasis se transforme en désert quand l’État prend trop ses aises. Qui va le dire à la gauche?
Quatrième loi de la nature, l’État n’a que deux possibilités pour remplir ses missions. Il peut s’endetter ou lever l’impôt. Les dettes sont du vol envers les générations futures. Il a donc besoin d’impôts. Il s’ensuit que l’État a un intérêt vital à ce que les entreprises qui sont source de prospérité se portent bien. C’est impossible sans carotide.
Et, surtout, n’oublions pas que seules les entreprises paient des impôts. Elles paient elles-mêmes des impôts et paient les salaires avec lesquels les employés paient leurs impôts. Pas d’impôts sans entreprises. La polémique contre les entreprises qui, légalement, paient peu ou pas d’impôts se trompe de cible. Même les entreprises qui ne paient pas d’impôts paient des salaires avec lesquels leurs employés…
Lorsque Friedrich Engels est venu faire une excursion en Suisse voilà 150 ans, il est rentré chez lui désabusé. Il avait fait le constat accablant que la Suisse était si arriérée, si pauvre, que le communisme ne pourrait même pas s’y implanter. Car le communisme coûte de l’argent que d’autres doivent avoir d’abord gagné.
L’ancien homme d’État communiste chinois Deng Xiaoping nous a laissé un sage dicton qui dit en substance que «l’essentiel est que le chat attrape des souris».
Il voulait dire par là qu’il est important que les entreprises gagnent de l’argent car sans elles, sans prospérité, la Chine courrait à sa perte. Fort de ce constat, Deng a fait passer son pays du statut d’assisté à celui de superpuissance, en l’espace de quarante ans.
Non, la Suisse ne doit pas devenir comme la Chine, mais Deng a bien vu les choses. Le chat doit attraper des souris. Le candide philosophe des Lumières français Voltaire l’a formulé ainsi: «Il faut cultiver notre jardin.» Il faut même le cultiver soi-même.
Comment financer l’avenir? Actuellement, cette question cruciale n’intéresse absolument pas le monde politique. Qui plus est, c’est à l’État de tout faire. Climat, relations entre hommes et femmes, approvisionnement énergétique, guides de flirt, police des salaires, Tiers-Monde, affres de la sortie du nucléaire, l’État ose sur toute la ligne, mais doute des entreprises et des individus.
Résultat, les dépenses augmentent, il y a pléthore de réglementations et de règles, ce qui fait grimper les effectifs. C’est comme cela que la France a ruiné sa classe moyenne. Les fonctionnaires croient encore aujourd’hui que l’État apporte la prospérité qu’il ne fait qu’utiliser.
La décadence du Bas-Empire romain peut se résumer au moment où tout le monde réfléchit à la façon de dépenser l’argent et où plus personne ne demande d’où provient la prospérité. En revanche, dès que l’économie commencera à décliner notablement, plus personne ne parlera du climat.
Roger Koeppel, 20.6.2019

Une fois de plus preuve est faite qu’il est mieux de voter pour un élu de droite qui a une licence en histoire et qui est brillant plutôt que de voter pour un élu de gauche ou du centre gauche qui a une licence en droit et qui si souvent est un médiocre.
Combien de fois doit-on répéter à nos élus que plus les citoyens-contribuables sont traités avec bienveillance et amour et plus tous leurs intérêts sont sauvegardés, plus le travail se développe et devient fécond et innovateur, plus grandit la prospérité privée puis LA PROSPERITE PUBLIQUE, LAQUELLE. QUOIQU’EN DISENT CERTAINS, N’EST QUE LE FRUIT DE LA PROSPERITE PRIVEE. Trop d’élus et de citoyens qui confondent la création du profit et sa distribution l’oublient.
Très bonne et pertinente réflexion ! On voit donc bien où et comment les écoles en mains des bolchévo-nazis conduisent les populations. En instrumentalisant des gamins volontairment ignares de culture avec des imbéciles congénitaux en bonne partie issus de l’immigration de masses incultes d’origine, (bien connus sous le nom d’idiots utiles) pour prendre en otage la grande majorité du peuple qui travaille comme esclave pour pourvoir financièrement à leurs exigences de débiles mentaux. Rien de plus approprié pour déclencher une guerre civile sous l’immaculée couverture « peace and love ».
Nos gouvernants, presque réplique du modèle romain, regretteront amèrement d’avoir détruit l’homogénéité des peuples. ET leur collabos Zélés aux ordres ne manquent pas à leur devoir, celui d’ encourager toutes les plaintes, toutes les victimisations, toutes les repentances et à accentuer toutes les différences culturelles et les arriérations que certaines d’entre elles comportent. Il n’est que de voir la bêtise des gouverneurs des 23 états des USA qui ont légalisé l’excision, pendant que de courageuses somaliennes devenues américaines, travaillent à la faire reculer en Afrique musulmane. Si le but de ces gouverneurs n’est pas de laisser ces cultures s’enraciner dans leurs failles culturelles ou pour les maintenir dans la bêtise, c’est quoi alors?
Leur plan multiculturel, multicoloré devait permettre « la naissance de l’homme indifférencié ». Il faut être bien naïf pour croire en cela. Chaque communauté se repliera sur elle-même, sentant le traquenard. Nos gouvernants devront « apprendre à subir » toutes les exigences multiculturelles qui se préparent et auxquelles ils ne pourront faire face, à moins de s’orienter vers la dictature. Ce que ne tolèreront pas très longtemps ces masses pleines de différences. A moins de les priver de leur fonction cérébrale.
L’humain n’a guère changé psychologiquement et affectivement depuis l’ère romaine et il serait bon que nos gouvernants s’instruisent en lisant tous ceux qui ont eu la capacité d’écrire sur cette époque.
Ce qui « brise notre époque », c’est que nos gouvernants sont hélas des incultes. Un gouvernant devrait avoir un minimum de connaissance en anthropologie, en psychologie, en sociologie, en l’étude de divers systèmes du droit, en histoire etc…, et pas seulement en économie et administration.
Il y aussi cette impossibilité d’entente entre les classes sociales qui ne veulent pas comprendre qu’elles sont absolument utiles les unes aux autres. L’innovateur et l’entrepreneur méritent l’estime car ils améliorent les conditions de vie des autres, mais les classes intermédiaires et laborieuses ont tout autant droit à l’estime dans leur apport à l’entreprise et à la société.
Mais Ce qui gâche la relation entre ces classes est le manque d’humilité. Les patrons de PME, entreprises fragiles par nature, connaissent encore l’humilité.
Mais dès qu’un patronat prospère, l’humilité devient absente, sauf cas rare. Et la distance entre lui et ses « collaborateurs laborieux » s’accentue, jusqu’à ce qu’il n’ y ait plus de communication entre eux et lui. Le DRH accomplira cette « tâche » qui, dans l’avenir sera de moins en moins contraignante pour lui puisque le robot plus obéïssant supplantera l’humain. Et le DRH sera peut-être lui même supplanté par un robot « surdoué ».
Et l’humain, qu’il soit patron ou laborieux, croît fermement en « la sécurité » que procure l’argent. L’histoire n’a jamais cessé de démontrer le contraire. Par toutes les déstabilisations vécues par les peuples. Que ce soit dû à des phénomènes naturels (cataclysmes) ou des destabilisations crées par l’homme, comme les guerres. La sécurité de jadis était d’avoir lien au groupe, mais un lien que nous avons perdu et que nous ne savons pas encore « redevelopper ».
Après avoir connu des groupes humains qui fonctionnent bien et qui malgré un confort matériel intéressant ne veulent pas se séparer, a modifié ma façon d’envisager la vie et de découvrir que par nature, l’humain sera toujours dans le besoin de l’autre. Nos sociétés deviennent « trop dures » pour que puisse se réaliser « sereinement » l’ individualisme.
ROME a le mérite de nous faire savoir, comme d’autres civilisations que nous sommes éphémères, parce que surtout nous n’avons toujours pas trouver « la bonne formule relationnelle » qui serait de savoir nous estimer les uns les autres. De grands penseurs dans toutes les civilisations ont essayé de nous initier, mais nous ne sommes toujours pas prêts que ce soit en HAUT ou en BAS. Car pour y parvenir, il faut mettre de côté l’égo et entrer en humilité. Tâche aisée pour certaines natures, tâche très, très compliquée pour d’autres.
L’Histoire est un continuel recommencement !
Serrons la ceinture des dépenses des bobs gôcho pro immigration et mondialiste !
Il en va de notre SURVIE !
– Créons des richesses
– Le moins d’État possible
– Limitons l’immigration et tous les services sociaux qui coûtent la peau des fesses !
– Arrêtons de croire que tous ces assistés vont un jour travailler et participer à l’Économie du pays …
Et oui, quand les caisses seront vides, et avec cette arrivée massive de boulets ça sera vite le cas, ça l’est déjà en grande partie mais ça ne se voit pas encore, plus personne ne parlera du climat, plus personne ne parlera d’égalité, plus personne ne parlera d’aide au tiers-monde……
L’Europe me fait penser à cette personne qui tombe du cinquantième étage, et qui se dit arrivée au niveau du cinquième « jusque-là, tout va bien ! ».