Canada: Une femme obtient le droit de se faire appeler « sage-femme de la mort »

Radio-Canada

Publié à 17 h 23

Une femme de Victoria pourra utiliser l’expression « sage-femme de la mort » pour désigner sa fonction, tranche la Cour suprême de la Colombie-Britannique, rejetant une demande d’injonction menée par le Collège des sages-femmes de la province.

Pashta MaryMoon, 67 ans, soutient qu’elle fournit des services de décès depuis plus de 40 ans et que le fait de l’empêcher d’utiliser le terme portait atteinte à ses droits, garantis par la Charte.

Je suis très contente d’avoir ouvert la porte à d’autres « sages-femmes de la mort ».  Pashta MaryMoon

« Doulas de la mort »

Celles qu’on appelle les thanadoulas, ou doulas de la mort, assistent les mourants dans leurs derniers moments et les conseillent tant sur le plan physique que sur le plan spirituel.

La juge de la Cour suprême, Neena Sharma, a convenu avec les plaignants que l’utilisation de l’expression sage-femme de la mort constituait une violation de la loi sur les professions de la santé. Or, empêcher légalement Mme MaryMoon de se présenter de cette façon porte atteinte à sa liberté d’expression, a-t-elle tranché.

J’espère que cela créera un précédent pour les autres personnes à travers le pays, qui souhaitent réellement apporter un soutien à la famille avant, pendant et après le décès d’une personne, de se présenter comme des sages-femmes, dit Mme MaryMoon.

Avec les informations de CBC

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1 commentaire

  1. « Accompagnatrice vers l’au delà » ou du grand voyage, ou du grand départ, ou autre chose semblable, ça ne serait pas plus poétique? Un peu de poésie dans ce monde de brutes, ça ne ferait pas de mal.
    Par contre, les absurdités, par les temps qui courent, ça pullule.

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