« Des unités de la Marine ont été déployées depuis hier (mardi) dans le sud et le sud-est de la mer Egée », a déclaré cette source. Ces unités « sont prêtes à répondre à toute activité », a ajouté l’officier. La Marine a également appelé les marins à ignorer une restriction de navigation maritime décrétée par la Turquie.

Le Premier ministre grec Kyriakos Mistotakis a organisé des rencontres séparées avec les dirigeants de partis politiques grecs, jeudi et vendredi, « sur des sujets nationaux », selon son bureau de presse.

« Escalade de la tension »

Dans le cadre de ses activités d’exploration d’hydrocarbone en cours, la Turquie a annoncé « publiquement » le déploiement de son vaisseau Oruç Reis en Méditerranée orientale à compter de mardi, selon un communiqué du ministère turc des Affaires étrangères daté de mercredi.

Athènes a protesté officiellement contre ces mouvements proches de l’île grecque de Kastellorizo. « L’annonce des explorations turques dans une section du plateau continental grec constitue une escalade de la tension dans notre région », a déclaré mardi le ministère grec des Affaires étrangères.

« Nous appelons la Turquie à cesser immédiatement ses activités illégales qui violent nos droits souverains et sapent la paix et la sécurité dans la région », a ajouté le ministère grec. Or Ankara affirme que la zone maritime où les explorations seront conduites se trouve « entièrement sur le plateau continental turc tel que déclaré aux Nations unies », selon Hami Aksoy, porte-parole du ministre des Affaires étrangères.

Celui-ci conteste que la seule île grecque de Kastellorizo, « large de 10 km2, à 2 km seulement d’Anatolie (en Turquie) et à 580 km du continent grec, puisse générer un plateau continental de 40’000 km2 », selon un communiqué.

« Forages illégaux »

Pays voisins tous deux membres de l’Otan, la Grèce et la Turquie ont historiquement des relations tendues. Athènes dénonce l’accord turco-libyen controversé, signé l’année dernière, sur le partage des espaces maritimes entre Ankara et le gouvernement de Tripoli.

Athènes estime que cet accord vise à accroître l’influence de la Turquie en Méditerranée où ce pays a récemment effectué des forages exploratoires à proximité de Chypre, suscitant les protestations des pays voisins, Chypre, la Grèce et l’Egypte. L’UE a également dénoncé ces « forages illégaux » et menacé Ankara de sanctions.

ats/gma