Pour les auteurs de la proposition, Jean-Daniel Melly (Les Verts), Carole Melly-Basili (Le Centre), Grégory D’Andrès (PLR) et Gilles Florey (Le Centre du Haut), la recherche a montré que le redoublement est dans 85% à 90% des cas « inefficace du point de vue des apprentissages et de la progression des élèves. Il est négatif, injuste et est un frein au développement de l’école ».

« Aujourd’hui, nous votons sur une idée, selon laquelle une moyenne en dessous de 4 ne suffit pas à faire échouer un élève », a lancé Carole Melly-Basili (Le Centre). Cette vision est déjà une réalité puisque l’école tient compte des conditions différentes des élèves. Il faut que la loi reflète cette vision, a-t-elle ajouté.

Il existe actuellement des décisions injustes quant aux critères utilisés pour le redoublement: à niveau égal, un élève redoublera ou non selon la classe, le centre scolaire, ou le degré de sévérité de l’enseignant, a complété le Vert Jean-Daniel Melly. « En acceptant ce texte, vous permettrez que ces inégalités diminuent voire disparaissent, vous insufflerez un changement pédagogique nécessaire, vous permettrait à environ 500 à 600 élèves de maintenir une bonne image d’eux-mêmes et vous réduirez aussi les inégalités sociales », a-t-il plaidé.

« Des illusions »

Pour l’UDC Grégory Logean, les motionnaires « vendent des illusions ». Sans redoublement un élève en difficulté le sera encore plus l’année suivante.

« Ne créons pas une génération de bisounours: l’école doit préparer les élèves aux réalités de la vie qui comprend le succès mais aussi l’échec ».

« Supprimer le redoublement va tirer le niveau vers le bas », a abondé Pierre Gualino (Le Centre).

Le député y voit aussi un premier pas vers la suppression des notes. Le système peut déjà gérer les cas particuliers, mais si on commence avec la promotion automatique,

« il faudra mettre en place une véritable usine à gaz pour pallier les manquements scolaires ».

Discussion plus large nécessaire

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