[…] Il a prononcé une déclaration au nom du collège. Rappelant la crise de 2008, qui a «laissé des traces aussi en Suisse», il a évoqué le sauvetage d’UBS, pour «maintenir un secteur vital» du pays. Des mesures avaient été prises «pour éviter que de tels scénarios se reproduisent». «Or», le 19 mars, «le Conseil fédéral a dû intervenir».

Alain Berset précise que le gouvernement avait été alerté «à l’automne déjà», d’une gestion «erratique» de CS. Il passe en revue les options qui se présentaient, de la faillite pure et simple à la nationalisation de la banque (trop coûteuse pour le contribuable, dit-il en substance) en passant par le rachat, piste privilégiée.

Des «conséquences désastreuses»

Le président de la Confédération met l’accent sur les limites posées aux aides publiques dans l’opération. Il précise que la tranche de 9 milliards de francs accordée à UBS ne sera utilisable que si la banque acheteuse dépasse les frais de reprise fixés à 5 milliards. Il rappelle que le gouvernement a exigé la suspension des bonus.

La faillite de Credit Suisse «aurait eu des conséquences désastreuses pour le pays», argue-t-il pour justifier le recours au droit de nécessité, invoqué par le collège. «La disparition de Credit Suisse n’est pas celle de la Suisse», lance-t-il ensuite.  […]

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