Médias. Le Temps des bêtises

Le Temps des bêtises
Le Temps, organe de propagande officiel d’Ursula von der Leyen, nous propose une nouvelle fois les réflexions d’un homme dont la fonction consiste à dissoudre la Suisse dans le nauséabond marécage européen. Le personnage estime que « la place de la Suisse doit rester du bon côté, celui de l’UE, son partenaire principal avec lequel elle partage des valeurs communes démocratiques fondamentales. » Deux options. L’une, le zélateur connait très mal notre pays et confond démocratie directe suisse et dirigisme européen, l’autre, plus vraisemblable, il ment comme un arracheur de dents.
Notre bonimenteur nous parle d’accord équilibré, estimant que la Suisse s’en sort bien, que l’Union s’est montrée généreuse, que ses concessions sont solides. Là encore, le prosélyte fait fi de notre démocratie directe que Bruxelles entend suspendre à son profit. Car on peut tourner le problème dans tous les sens, évaluer tous les avantages que pourrait nous apporter l’accord de soumission, en cas de oui, nous ne serions plus des citoyens mais des administrés, un troupeau de moutons dont la Commission européenne déterminerait l’avenir. En matière de politique migratoire, nous ne serions plus à même de définir à qui nous octroyons le droit de s’établir chez nous. Seule Bruxelles sera compétente pour tout ressortissant d’un Etat membre, ce qui fait pas mal de monde comme nous le constatons tous les jours dans les trains bondés, les autoroutes saturées et à la fin du mois lorsqu’il faut payer le loyer pour autant qu’on ait trouvé de quoi se loger.
Faisant preuve de sa malhonnêteté intellectuelle coutumière, notre petit télégraphiste tire un parallèle entre l’accord de soumission et les négociations avec les Etats-Unis, taisant le fait que le premier compte un volet politique déterminant qui nous prive de nos droits démocratiques tandis qu’avec les USA, il est exclusivement question d’économie, aucune atteinte à nos droits fondamentaux. Moment de réconfort tout de même, on trouve quelques lignes de vérité lorsqu’il relève : « que la détestation de l’UE a gagné du terrain. » Il a raison, la détestation de l’UE a gagné du terrain, en Suisse et au sein des états membres. Car le patriotisme séduit de plus en plus les peuples que Bruxelles prive d’identité. Alors que les nations se relèvent, la Suisse ne doit pas s’abaisser mais au contraire servir d’exemple à ceux qui aspirent à la liberté.
Yvan Perrin, 11.12.2025