Extraits.
Grands sujets
Rapport du Conseil d’analyse économique : nouvelle atteinte à la famille
Le Conseil d’analyse économique (CAE) préconise la suppression du quotient conjugal dans un récent rapport pour lutter, je cite : « Contre les inégalités hommes/femmes ». Fin de citation.
Le CAE est une commission ayant pour mission d’éclairer les choix du gouvernement en matière économique. Ce conseil a remis au gouvernement cette semaine des recommandations pour réduire les inégalités de salaires entre hommes et femmes. Il constate en effet qu’il y a environ 25 % d’écart entre les salaires des deux sexes. Le CAE suggère donc une augmentation du nombre de places de crèches, une facilitation de l’accès aux femmes des métiers masculins, comprenez des métiers scientifiques, avant de préconiser la suppression du quotient conjugal. Le quotient conjugal, c’est la prise en compte par les impôts de la communauté patrimoniale des époux. Il leur permet de faire une déclaration de revenus commune, et d’ainsi diminuer leurs prélèvements. Cette mesure avantage surtout les couples ayant une forte disparité de revenus.
Cette réforme devrait, selon les auteurs, faire augmenter l’emploi des femmes en France de 1 ou 2 %
L’idée n’est pas toute neuve. Elle avait déjà été évoquée par Najat Vallaud‑Belkacem, alors ministre des Droits des femmes, fin 2013. Le but affiché, c’est d’inciter les femmes à travailler plus pour gagner plus et payer plus d’impôts. La suppression du quotient conjugal, en effet, augmentera les impôts de tous les foyers ; mais c’est là où un seul des deux époux travaille que les impôts seront le plus fortement augmentés. Il faudra donc que les mères au foyer, ou les femmes qui travaillent à temps partiel, aillent davantage travailler pour gagner le même revenu net d’impôt. Et ce, sous un impératif de justice sociale.
Selon Najat Vallaud‑Belkacem, je cite : « Il faut faciliter l’expression dans la sphère marchande de talents qui pourraient être bénéfiques à tous ». Fin de citation.
Autrement dit, il faut forcer, par des pressions financières, les femmes à être égales aux hommes. Après des siècles d’effort civilisationnels pour permettre aux femmes de rester chez elles, il semble désormais acquis qu’une mère s’épanouit davantage au travail qu’en élevant ses enfants. Au‑delà de la mère au foyer, c’est la famille nombreuse qui est mise à mal par le rapport. Le Conseil préconise également de supprimer la bonification des retraites pour les familles qui ont élevé trois enfants ou plus. La suppression de ces bonifications devrait servir à financer de nouvelles places de crèches. Il semble donc également acquis que les enfants préfèrent être éduqués par l’Etat que par leurs parents.
Chronique de l’immigration libérée : cas d’Ebola suspectés à Cergy‑Pontoise
Hier quatre mineurs originaires de Guinée ont été suspectés d’être atteints du virus Ebola dans une annexe du conseil général du Val‑d’Oise qui regroupe les services sociaux de la direction de l’enfance et de la prévention‑santé et qui abrite notamment un service d’accueil aux mineurs étrangers isolés
Par mesure de sécurité, la préfecture a décidé de mettre en isolement entre 50 et 100 personnes qui auraient pu être en contact avec les quatre Guinéens ou qui étaient passées par la Guinée. Des analyses ont dû être pratiquées en urgence pour savoir s’il s’agissait ou non de cas d’Ebola. Pendant une heure et demie les locaux des services sociaux ont été bouclés et un périmètre de sécurité a été mis en place. Parmi les quatre africains contaminés, l'un d’eux était arrivé en France le 1er octobre. Il était accompagné de trois autres personnes africaines, dont l'une au moins présentait également des symptômes grippaux. L’alerte a finalement été levée en début de soirée par le préfet du Val‑d’Oise sur les recommandations des médecins. Aucun des Guinéens n'a été gardé en observation.
Cette affaire relance le débat autour de la sécurité aux frontières. Les Etats‑Unis ont pour leur part déjà renforcé les contrôles à l’arrivée
En France, la ministre de la Santé Marisol Touraine a déclaré aussitôt qu'elle travaillait aussi « avec les autorités des pays concernés pour voir renforcer les contrôles au départ ». Fin de citation. La présidente du Front National dans un communiqué hier a néanmoins demandé que des actions concrètes soient faites au niveau des frontières. Elle a demandé la suspension des liaisons aériennes entre la France et les quatre pays « les plus touchés par l'épidémie » d'Ebola, dont la Guinée, la Sierra Leone et le Libéria. Selon une étude américaine la probabilité de voir le virus Ebola arriver en France dans les quinze prochains jours se situe entre 75 % et 25 % en fonction de l'attitude des autorités en matière de transport aérien. Elle considère que les « mesures prises sont insuffisantes » et demande donc à l'exécutif d'être plus offensif pour protéger la population. A ce jour, Air France a déjà suspendu ses vols vers Freetown, capitale de la Sierra Leone.
Brèves françaises
Manifestations des routiers contre la deuxième version de l’écotaxe évitées de justesse
Après l'abandon de l'écotaxe, sa version allégée "le péage de transit poids lourds" subit le même sort. L'expérimentation avait démarré le 1er octobre et le texte devait entrer en vigueur début 2015. Mais sous la pression des transporteurs qui menaçaient de bloquer les routes de France à partir du 13 octobre, Ségolène Royal décide de suspendre le nouveau dispositif d'écotaxe et de créer un groupe de travail pour, je cite : « Intensifier la recherche de solutions sur la situation économique et sociale globale du secteur » a affirmé la ministre de l'Ecologie, qui n'a jamais été une adepte fervente de l'écotaxe. Suite à cette décision, les transporteurs renoncent finalement à leur mouvement. Cette loi risquait d'aggraver la situation de crise que subit déjà le secteur en favorisant les transporteurs étrangers au détriment du transport de proximité français. Vive réaction de la secrétaire générale d'Europe Ecologie Les Verts, Emmanuelle Cosse, qui s'est dit scandalisée et estime que les routiers avaient déjà eu beaucoup de contreparties. On en n’attendait pas moins de la part des écologistes.
Brèves internationales
Conchita Wurst en concert à Bruxelles
Cette semaine, le travesti Conchita Wurst, lauréat de l’Eurovision 2014, a fait son show auprès d’eurodéputés. Invité au Parlement européen, il a été applaudi par plusieurs centaines de spectateurs. L’objectif ? Défendre « le respect pour tous », le mariage homosexuel et lutter contre les discriminations. A cette occasion, le chanteur a exposé sa vision de l’Europe. C’est, je cite : « Un continent aux multiples différences, nous sommes colorés, nous devrions en être heureux, mais il y a toujours des gens qui ne veulent pas rendre les gens heureux ». Fin de citation. Nous voilà bien éclairés. Heureusement, ce petit cirque qui a coûté 17 000 € n’était pas du goût de tous. Si sur le carton d’invitation, on pouvait lire « Conchita Wurst, la voix européenne », l’approbation n’était pas générale. Ainsi, Nadine Morano a déclaré, « ce n’est pas essentiel dans mon agenda ». José Bové s’est agacé, « je trouve ça nul ». Quant à Louis Alliot, il a clairement répondu « non, je n’irai pas ! ».
Le ton monte entre la Hongrie et les Etats‑Unis
Victoria Nuland accuse Viktor Orban, je cite : « De brider la presse libre, diaboliser la société civile et d’attiser le nationalisme ». Fin de citation. Secrétaire d'État adjointe des Etats‑Unis, chargée de l'Europe et de l'Eurasie, elle est connue pour son rôle dans la préparation et le déclenchement du coup d'Etat en Ukraine... Cette prise de position officielle du gouvernement américain contre Viktor Orban s'inscrit dans un contexte de hausse des tensions entre Kiev et Budapest, puisque le gouvernement hongrois a annoncé qu'il ne fournirait pas de gaz russe à l'Ukraine… En réalité, cette déclaration constitue un dernier avertissement contre Viktor Orban et ses alliés. En effet, globalement, plusieurs de ses actions insupportent l’Oncle Sam : sa politique de prise de distances avec l'Union européenne, son rapprochement avec la Russie et une position inflexible sur la protection de la minorité hongroise d'Ukraine. Mais les Etats‑Unis iront‑ils plus loin qu'une déclaration ? Il semble que l'Orient les occupe plus que l'Est...
Etude sur le cannabis : confirmation des dangers de la dépénalisation chez les jeunes
Le 7 octobre a été publiée une étude sur les effets du cannabis. Cette étude a été conduite sur une période de 20 ans par le professeur Wayne Hall qui est conseiller auprès de l’OMS sur les sujets relatifs aux drogues, ce qui lui confère une autorité importante. Il est arrivé aux conclusions suivantes : un adolescent sur six qui fume du cannabis en devient dépendant, fumer du cannabis double le risque d’être atteint de troubles psychologiques, notamment de schizophrénie. Il a constaté que les consommateurs de cannabis ont de moins bons résultats scolaires et que fumer du cannabis jeune a un impact néfaste définitif sur les capacités cérébrales du futur adulte. De plus, les chances de se tourner vers les drogues dures augmentent conséquemment. Le professeur Hall regrette que le danger de cette substance soit souvent sous‑estimé. En effet, s’il dit qu’on ne peut mourir d’une surconsommation de cannabis, il précise bien que l’addiction qui en résulte est parfois plus difficile à vaincre que celle qui résulte de l’héroïne. Les politiques eux‑mêmes contribuent à cacher ce danger. Barack Obama a publiquement exprimé qu’il considérait le cannabis comme moins dangereux que l’alcool. En France plusieurs élus de gauche se sont prononcés pour la dépénalisation de cette drogue.

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