Alexandre Berthoud, vice président du PLR: "Nous avons de nouveau affaire à cette petite inteligentsia socialiste" - au sujet de la nomination de Benoît Gaillard à la présidence du conseil d'administration de la CGN (24H, 31.1.2018)
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Caroline Christinaz
vendredi 1 février 2019
Vaud - L’entrée en fonction de Benoît Gaillard à la présidence de la CGN fait tiquer les partis de droite. Son élection pose la question d’un conflit d’intérêts compte tenu de l’accession potentielle de son épouse, Rebecca Ruiz, au Conseil d’Etat vaudois
«Il ajoute une corde à son arc», affirmait 24 heures le 19 janvier. Le socialiste Benoît Gaillard est, depuis le 1er janvier, le nouveau président de la Compagnie générale de navigation (CGN) sur le Léman. Un regard frais y sera apporté, promet l’ancien collaborateur personnel de la ministre vaudoise des Transports, Nuria Gorrite [...]
Selon des informations de La Liberté relayées dans Le Courrier, ce nouveau mandat «représente un gros 40% pour une rémunération estimée à 50 000 francs». Malgré sa fascination avouée dans les colonnes de 24 heures pour «les machines à vapeur que l’on peut voir à l’intérieur des bateaux», Benoît Gaillard n’a jamais navigué. [...]
Le canton, principal actionnaire de la CGN
Ce qui dérange, c’est le potentiel conflit d’intérêts que suscite la candidature de son épouse Rebecca Ruiz, socialiste également, au Conseil d’Etat. Sachant que le canton de Vaud est le principal actionnaire de la compagnie de navigation CGN, l’élection de sa femme, considérée par ailleurs comme favorite à la succession de Pierre-Yves Maillard, incitera-t-elle Benoît Gaillard à démissionner de sa toute fraîche fonction? Ou le slogan du PS «Pour tous, sans privilèges» serait-il usurpé?
Lire aussi: Rebecca Ruiz en favorite pour le Conseil d’Etat vaudois
[...] «Nous avons de nouveau affaire à cette petite intelligentsia socialiste. En cas d’élection de Mme Ruiz, cette nomination posera un problème. Il ne peut pas y avoir des rapports de hiérarchie entre conjoints», invoque le vice-président du PLR, Alexandre Berthoud, sur le réseau social.
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Accusés de copinage
Du côté de l’UDC, les réactions sont plus virulentes. Sur Facebook, Yohan Ziehli, président des Jeunes UDC vaudois, publie une vidéo choc sur fond de musique anxiogène qu’il intitule «Le Parti socialiste vaudois ou les petites promotions entre amis». Tout en accusant la gauche de copinage, le clip évoque les liens entre le milieu des transports publics et le PS.
Des condamnations qui exaspèrent Jessica Jaccoud, la présidente du Parti socialiste vaudois: «Ces élections dépendent d’une décision souveraine du Conseil d’Etat [...]
Egalement atteint jeudi, Benoît Gaillard déplore l’aspect insultant de la vidéo des Jeunes UDC. [...]
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La candidate socialiste Rebecca Ruiz a bénéficié d’un contrat de maîtresse secondaire alors qu’elle n’a jamais enseigné. C’est la cheffe du département de la formation, sa collègue de parti Anne-Ccatherine Lyon, qui en a décidé. Ce contrat effrite la transparence budgétaire et flirte avec la notionde copinage.
Du côté des transports publics, l’ancien président du PS lausannois, Benoît Gaillard, qui avait débuté au poste de collaborateur personnel de Nuria Gorrite, vient d’être propulsé à la tête de la CGN,, département de la même Nuria Gorrite, socialiste.
Transports publics toujours. c’est la présidente du PS Vaud, Jessica Jaccoud, qui a repris l’administration de la compagnie de chemins de fer NStCM, dans le département de Nuria Gorrite.
Citons encore le mari de la dernière conseillère d’Etat, Cesla Amarelle, d’abord bras droit du socialiste Pierre-Yves Maillard, puis nommé directeur financier du CHUV, par un ministre socialiste, et déplacé au conseil d’administration de l’hôpital fribourgeois à l’élection de sa femme.
En plaçant des proches à des postes très bien rémunérés, le parti socialiste obtient une part de leurs revenus, qu’il peut utiliser pour ses campagnes politiques. Cette part provient en partie de vos impôts. Le parti socialiste dispose de TROIS FOIS plus d’argent que son opposant Pascal Dessauges pour la campagne au Conseil d’Etat vaudois.
Marre de la politique des petits copains ? Pensez-y avant d’aller voter.

« …inteligentsia socialiste »
Quel bel oxymore!
C’est comme Oliver Peters, ancien bras droit du socialiste Pierre-Yves Maillard, puis ancien sous-directeur de l’OFSP sous la férule du CF socialiste Alain Berset durant trois ans, puis enfin actuellement directeur général adjoint du CHUV et dont la RTS tente d’en faire le favori à la succession du Prof. Pierre-François Leyvraz (un grand chirurgien-orthopédiste, pas un politicien) pour fin 2019.
Toujours concernant les gauchiasses, le Vert Daniel Brélaz, ancien syndic ayant sévi à Lausanne pendant 15 longues années de surendettement, est actuellement président des tl, la compagnie de transports publics de la région lausannoise.
Gageons que si un jour le canton de Vaud venait à fusionner toutes les compagnies – environ dix – de transports publics actives sur son territoire, ce paquebot serait dirigé par un gauchiste. Copinage oblige.
En haut, en bas, au milieu, toujours pareil, avec le copinage à l’appareil. Et si avec un autre parti après élection ça sera à refaire la même sélection? Famille, ami, copine, copain. Ils veulent tous gagner un peu plus du pain. Plus on est en bas, plus c’est difficile, d’arriver aux miettes en temps utile. Même si t’a retraité elle soit modeste, on ne va pas hésiter à faire un geste funeste. Te mettre sous la curatelle en ems ou dans foyer.pour leur donner travail aux électeurs dans des boulottes misères. Enfer et paradis pour la population d’ici. À droite est comme à gauche, et il fait toujours moche. Et apparemment y a plus de lieu, pour ceux tentés du juste-milieu. Et notre terre- immense purgatoire où on cherche en vain trouver bonheur illusoire.
A Lausanne les postes clés sont réservés de facto aux socialos. Les résultats sont de plus en plus consternants, mais les rouges se sont constitué un électorat fait de bric et de broc et ça marche.