Cenator: Les « Grévistes du climat » promeuvent des mesures tellement radicales que même les Gardes rouges de Mao n’en croient pas leurs yeux !
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RTS info: La Grève du Climat dévoile un plan d'action pour changer le monde
Le Plan d’Action pour le Climat (Climate Action Plan en anglais, d'où l'acronyme CAP) prévoit l'interdiction des combustibles fossiles, l'obligation de renforcer le domaine du photovoltaïque, l'interdiction de la publicité et la reconnaissance de la crise climatique comme motif d’asile. Fort de 377 pages et 138 mesures, le CAP a été rédigé l'année dernière par un groupe de militants et d'experts du climat.
Les rédacteurs se sont sentis obligés de créer le CAP parce que "la politique institutionnelle n'a pas encore présenté un plan adéquat pour résoudre la crise climatique", selon eux.
Impact sur toute la société
"Avec le Plan d'Action pour le Climat, nous montrons qu'un autre monde est possible. Notre plan contient les mesures environnementales et sociales les plus importantes pour une transformation rapide de l'économie et de la société. Nous avons encore le temps d'agir, mais nous devons commencer maintenant", a déclaré la militante pour le climat Lena Bühler.
Ce plan diffère des nombreux plans existants dans la mesure où il se concentre également sur les changements sociaux nécessaires. Y figurent notamment des programmes de formation pour les travailleurs et la priorité accordée aux droits de l'homme et à la protection du climat dans les accords de libre-échange.
"La protection du climat a un impact sur tous les secteurs de la société. C'est pourquoi il a été important pour nous de prendre également en compte les conséquences sociales dans l'élaboration du plan, afin de permettre un changement équitable", explique Beat Ringger, coauteur du CAP.
Société coopérative
Le CAP esquisse le contour de villes sans publicité sur ses murs et sans voiture dans ses rues. Les systèmes de chauffage à combustible fossile seraient remplacés et un moratoire sur la construction de nouveaux bâtiments serait appliqué jusqu'en 2030.
Le plan adopte le concept d'une société coopérative, qui offrirait des professions plus respectueuses du climat par rapport à la société actuelle. Par exemple, les deux parents bénéficieraient chacun d'une année de congé parental après la naissance d'un enfant.
A ce stade, la version du CAP n'est pas définitive: "Nous continuerons à développer le plan dans le cadre de réunions spéciales sur la crise climatique, de discussions avec un large éventail d'organisations, de syndicats, mais aussi d'échanges avec celles et ceux qui travaillent dans les secteurs directement touchés. Ce plan devrait devenir un produit commun de notre société", déclare Anja Kollmuss, coautrice du CAP.
ats/jfe
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voir aussi: «Plan d’action»: Villes sans voitures, publicité interdite… la Grève du Climat a son programme
extraits:
[...] le droit de vote à 14 ans, un congé parental d’une année ou encore un abaissement de la durée du travail à 4 jours par semaine «immédiatement» puis progressivement à 23 heures par semaine, car moins on travaille, moins on produit, et moins on épuise les ressources. [...]
[...] «En Suisse, le trafic routier représente 32% de toutes les émissions de gaz à effets de serre. D’ici 2025, la vente de moteurs thermiques sera interdite et d’ici 2030, les combustibles fossiles tout comme l’électricité d’origine fossile seront réduits à zéro» [...]
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«Nous proposons l’interdiction des vols intérieurs et des vols pour les destinations qui peuvent être atteintes par d’autres moyens tels que les transports publics en moins de 8h (et en moins de 24h d’ici 2030)» [...]
[...] «début 2025, 10% des carburants pour les avions qui s’approvisionnent en Suisse doivent être synthétiques et issus des énergies renouvelables. Ce quota doit augmenter de 20% par an pour atteindre 100% d’ici 2030». [...]
[...] «La véritable liberté n’est pas de pouvoir faire tout ce dont on a envie, mais d’être libre d’agir sans empiéter sur la liberté d’autrui» [...]
[...] «Assurer la liberté à avoir une grosse voiture qui pollue n’est plus une priorité. Après tout, dans un sens, ne pas interdire quelque chose qui détruit nos libertés n’est pas une idée libérale». [...]

