L'Etat islamique a revendiqué l'attaque dans l'Aude selon un communiqué de l'agence de propagande Amaq. Au moins deux personnes sont mortes vendredi matin lors d'une prise d'otages dans un supermarché de Trèbes. Peu avant, des CRS ont été pris pour cible à Carcassonne.
"L'homme qui a mené l'attaque de Trèbes dans le sud de la France est un soldat de l'Etat islamique, qui a agi en réponse à l'appel" de l'organisation "à viser les pays membres de la coalition" internationale anti-EI, selon un communiqué d'Amaq partagé sur l'application Telegram.
#France l’#EI revendique l’attaque de #Trèbespic.twitter.com/oXPfD8JUbh
— Wassim Nasr (@SimNasr) 23 mars 2018
Qui est Redouane Lakdim, le suspect des attaques terroristes dans l’Aude
Cet homme d’origine marocaine était connu de la justice et du renseignement français.
Le suspect des trois attaques perpétrées ce vendredi dans l’Aude, a été identifié. Il pourrait être Redouane Lakdim, un homme d’origine marocaine déjà condamné et très actif sur les sites salafistes. Il est suspecté d’avoir d’abord attaqué les occupants d’une voiture à Carcassonne (Aude), tuant le passager et blessant le conducteur, puis blessé un CRS par balles avant de se retrancher dans un Super U de Trèbes, où il a été abattu par les forces de l’ordre après avoir lui même tué au moins deux personnes.
Cet homme, âgé de 26 ans, était suivi par la direction générale de la Sécurité intérieure (DGSI), explique au Parisien une source proche de l’enquête. Très actif sur les réseaux sociaux salafistes, il avait été incarcéré à Carcassonne en 2016, sans que l’on sache pour quelles raisons. Cependant, Gérard Collomb a précisé qu’il était « connu pour de possession de stupéfiants et deal ». Le ministre de l’Intérieur a ajouté qu’ «on ne pouvait pas dire qu’il était connu comme un radical pouvant passer à l’acte ».
Par ailleurs, il était soupçonné d’avoir effectué un voyage en Syrie, mais rien n’est encore sûr. Des témoins ont rapporté qu’au moment de sa prise d’otage, il aurait revendiqué son affiliation à Daech en criant « Allah Akbar ». Selon le ministre de l’Intérieur, il a «a demandé la libération de Salah Abdeslam. Mais c’est sans doute une revendication a posteriori ».
Il a emmené sa petite soeur à l’école avant l’attaque
Ce jeune homme vivait avec ses parents et ses trois ou quatre sœurs, dans un appartement de Carcassonne, perquisitionné ce vendredi en début d’après-midi. Contactée par Le Parisien, une voisine expliquait que le suspect a été vu ce vendredi matin accompagnant sa petite sœur à l’école…
Une autre voisine, qui connaît très bien la famille, décrit ce garçon comme quelqu’un de « calme », « sympa », avec « toujours un mot gentil.
La même personne explique aussi que le jeune homme fréquentait régulièrement la mosquée. Ce «petit dealeur », selon Gérard Collomb, a «agi seul ».




