Vincent Macaigne propose en section Cinéastes du présent une relecture scandaleusement imbécile de «Dom Juan»
Suite

Vincent Macaigne propose en section Cinéastes du présent une relecture scandaleusement imbécile de «Dom Juan»
Suite
Les commentaires sont fermés.
Annette, il n’est pas sûr que les dégâts soient irréversibles. Chaque siècle a lu les anciens à sa manière; ce qui est nouveau, en ce siècle de décadence, c’est l’affront systématique et le délire interprétant. Cela dit, les tragédies de Sophocle, d’Euripide, les comédies d’Aristophane, de Plaute, ont traversé des siècles de barbarie pour venir jusqu’à nous. Je pense qu’il en ira de même pour Shakespeare, Corneille, Racine, Molière qu’un autre siècle plus sage que le nôtre redécouvrira, émerveillé. Le tout est que ces œuvres soient conservées, protégées dans des lieux sûrs (et non dans des Très Grandes Bibliothèques qui seront vandalisées, ni sur d’éphémères supports numériques) par quelques lettrés érudits. Nous entrons dans des siècles sombres : notre devoir est de cacher le patrimoine, pour qu’il renaisse un jour. Un jour où les Macaigne seront complètement oubliés.
JE SUIS RAVIE DE VOUS LIRE EN CE QUI CONCERNE TOUTE L’APPARTENANCE AU THEATRE ET AU CINEMA …..CAR IL Y A DEJA UN CERTAIN TEMPS QUE J’AI CONSTATE ET DIT AUTOUR DE MOI QUE TOUS CES GENS LA SONT DES PRETENTIEUX ET IRREVERENCIEUX EN CE QUI CONCERNE LA MANIPULATION QU’ILS FONT DE TOUS LES CHEF-D’OEUVRE QUE NOUS ONT LAISSE TOUS NOS GRANDISSIMES AUTEURS , ECRIVAINS ET POETES ET JE CONSIDERE COMME UN BLASPHEME …..MALHEUREUSEMENT RIEN NE REVIENDRA EN ARRIERE ET LES DEGATS SERONT IRREVERSIBLES …….
Bah ! Ce type est un imbécile, comme le sont trop de gens du spectacle. S’il avait pris la peine de lire El Burlador de Sevilla, de Tirso de Molina, il aurait compris (s’il l’eût pu !) que Don Juan n’a rien à voir avec le marquis de Sade… ou DSK. Que ce n’est pas la fornication et le débridement pervers qui anime Don Juan, mais très exactement l’effraction du foyer et, comme le disait mon vieux maître, « le cocufiage du propriétaire ». Bref : que Don Juan n’est pas pervers mais psychotique.
Hélas, nos gens de théâtre et de cinéma qu’illuminent les feux de la rampe médiatique ne sont que des ignorants et de sombres crétins. Ce n’est ni la première ni la dernière fois que ces hurluberlus feront affront aux Classiques. Tout comme les oligophrènes ultra-féministes qui ont établi une liste noire des auteurs anciens mal-pensants à leurs yeux de merlans frits.
Nous vivons une époque formidable (au sens premier du terme).