Le nouveau parti SÖZ veut s’impliquer dans les élections à Vienne
« L’Autriche sociale du futur » veut donner une voix aux minorités « non représentées » et supprimer l’impôt sur les salaires.
De g. à dr. : Hakan Gördü de « Gemeinsam für Wien », Nur Can de « Mehr Österreich » et Cengizhan Akbudak de « Neue Bewegung für die Zukunft » (Photo : Denise Auer)
« De nombreux électeurs ne sont plus représentés par les partis établis. C’est pourquoi nous voulons donner une voix à ceux qui ne sont pas ou pas suffisamment représentés actuellement », ont déclaré aujourd’hui les fondateurs du nouveau parti « Autriche sociale du futur » (Soziales Österreich der Zukunft, SÖZ) lors d’une conférence de presse. (N.d.t. : söz est aussi un mot turc signifiant « promesse ».)
Le SÖZ est une union des petits partis « Ensemble pour Vienne » (Gemeinsam für Wien, qui avait tenté sa chance aux élections municipales de 2015), « Nouveau mouvement pour le futur » (NBZ) et de l’initiative « Davantage d’Autriche » (Mehr Österreich). D’autres initiatives s’associeront également ; des négociations sont en cours.
« Les partis établis négligent les minorités »
L’objectif est une politique progressiste qui soutienne les plus faibles et leur offre une patrie politique. Il ne s’agit pas seulement des migrants, soulignent le président régional du NBZ Cengizhan Akbudak et Hakan Gördü d’ »Ensemble pour Vienne ». Le programme répond également aux souhaits et aux besoins des femmes, des enfants et des handicapés, toutes ces minorités que le SÖZ dit abandonnées par les grands partis.
Défiscalisation des salaires et semaine de 30 heures
Les positions concrètes du parti, telles que la question d’un revenu de base inconditionnel, sont encore à l’étude. Mais on sait déjà que le SÖZ est en faveur de la protection du climat (« zéro émission de CO2 d’ici 2030 »), de l’égalité des genres (« quota de femmes d’au moins 50% dans les fonctions publiques ») et des droits des minorités. En outre, la charge fiscale doit être redistribuée : « Le taux d’imposition devrait baisser pour l’argent qui circule et augmenter pour celui qu’on accumule », explique Gördü. Concrètement, le SÖZ verrait bien une baisse de l’impôt sur les salaires à « zéro, deux à trois pour cent ».
Selon le SÖZ, le temps de travail devrait être réduit à 30 heures par semaine, mais il faudrait en même temps soutenir les entreprises. En outre, le nouveau parti veut s’engager contre la discrimination dans le monde du travail, par exemple par les femmes qui portent un signe religieux.
La tête de liste, Hakan Gördü, souligne que tous les fondateurs du nouveau parti sont nés en Autriche et que, bien qu’issus de l’immigration, ils se sentent « aussi Viennois que Kurz ou Strache ».
Le SÖZ est optimiste quant à ses chances aux élections municipales de 2020. Le sondeur Peter Hajek est plus sceptique : « Sans véritable leader et sans thèmes qui soient à la fois émotionnels et plausibles, je dirais : aucune chance. »
Sources en allemand : Heute (accès libre), Kurier (abonnés)
Résumé Cenator


L’état démocratique n’a pas été conçu pour défendre des ethnies ni des courants religieux.
Qu’entendent-ils par droit des minorités ? Les citoyens de celles-ci ont les mêmes droits puisqu’ils ont le droit de vote, qu’ils bénéficient des mêmes structures (justice, système de santé, écoles, formations, etc.) et soutiens sociaux que la société civile a mis en place (et parfois même plus).