Zurich : l’écriture inclusive est devenue une obligation au parlement communal. Une élue UDC s’y oppose.

Le parlement communal a jugé non recevable une interpellation n’utilisant pas le langage épicène.

En ville de Zurich, une règle en vigueur depuis l’année dernière astreint les parlementaires à respecter l’égalité des hommes et des femmes dans la formulation de motions, postulats ou autres. Chargé de veiller au respect du règlement, le bureau du Conseil a jugé que le texte de Susanne Brunner n’était pas conforme. Il lui a demandé de le reformuler car il ne parlait que d’habitants ou d’occupants. Il aurait fallu ajouter les habitantes et les occupantes. L’élue a refusé et l’interpellation a été déclarée irrecevable. Elle a déposé une deuxième version avec pour simple modification la mention que l’usage du masculin fait aussi référence aux femmes. Pas suffisant pour obtenir gain de cause.

Criant à la censure, à une restriction de sa liberté de penser, Susanne Brunner a dénoncé ce qu’elle appelle une «police du genre». Elle a décidé de porter sa cause devant le plénum, chargé de trancher.

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24heures

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