Des chefs d’entreprise tels que Jeffrey Immelt et George Soros oublient quelle est leur tâche
ANALYSE/OPINION
Par Richard W. Rahn
Certaines personnes sont tellement déconnectées du monde qui les entoure qu’elles sont choquées lorsque d’autres réagissent de manière prévisible à leur idiotie.
L’entreprise de pneus Goodyear a réussi à se mettre en difficulté la semaine dernière, lorsqu’un responsable de l’entreprise a décidé que les employés pouvaient porter les insignes Black Lives Matter, mais pas Blue Lives Matter ou All Lives Matter, etc.
Un responsable de chez Goodyear aurait dû dire : «C’est une très mauvaise idée», car cela va blesser beaucoup de nos employés et de nos clients. » Même le président Trump appelle maintenant à boycotter Goodyear.
Trop de cadres embauchés dans les entreprises publiques ont oublié quelle est leur tâche. Comme nous le prêchait feu l’économiste Joel Dean de l’université de Columbia, la fonction des entreprises est de «maximiser le flux à long terme de biens vers les actionnaires». Les personnes qui possèdent une entreprise et qui n’ont pas d’autres actionnaires à qui elles sont redevables ont le droit de donner l’argent de l’entreprise à toute cause qu’elles souhaitent. Mais ce n’est plus vrai lorsqu’un directeur a une responsabilité fiduciaire envers des actionnaires indépendants.
Bon nombre d’entreprises ont fait des dons au mouvement Black Lives Matter. Dans plusieurs cas, l’argent a servi à financer des manifestations violentes, notamment l’incendie et le pillage de commerces. Peut-être certains donateurs considèrent-ils leur don comme un « argent de la protection», comme celui qu’on verse à la mafia.
D’autres donateurs peuvent ressentir une «culpabilité blanche» et l’atténuer ainsi. Si les dirigeants veulent dépenser leur propre argent pour réduire leur sentiment de «culpabilité» – très bien, mais ils n’ont pas le droit de dépenser à cette fin l’argent d’autres personnes (c’est-à-dire les actionnaires – de toutes couleurs).
Le cycle de vie d’une entreprise est presque prévisible. Les fondateurs prennent de grands risques, travaillent dur, ne comptent pas leurs heures et veillent à la façon dont l’argent est dépensé. Plus tard, ce sont des gestionnaires professionnels qui prennent la relève.
Ces «professionnels» ne possèdent souvent que de très petites parties de l’entreprise, de sorte qu’ils n’ont pas la même motivation que les propriétaires initiaux. En plus de leur salaire, ils pensent pouvoir obtenir une reconnaissance personnelle et une bonne publicité pour eux-mêmes, une sorte d’auréole, en dépensant une partie de l’argent de l’entreprise (et non du leur).
Céder à la tentation de faire de plus en plus de «bonnes œuvres», tout en passant de moins en moins de temps à veiller à la bonne gestion de l’entreprise, est impardonnable. C’est gratifiant d’avoir sa photo dans les journaux en tant que leader d’un grand bal de bienfaisance et cela fait plaisir au conjoint. (Un peu moins aux actionnaires.)
General Electric était autrefois l’entreprise la plus valorisée d’Amérique (l’Apple de son temps). Thomas Edison était l’un de ses fondateurs. En 2001, Jeffrey Immelt a été nommé président-directeur général – à la suite de Jack Welch, qui avait fait gagner beaucoup d’argent à ses actionnaires. Quand Immelt a quitté GE en 2017, l’entreprise était au bord de la faillite.
En fait, M. Immelt a reçu des dizaines de millions au fil des ans, tout en détruisant des dizaines de milliards de valeur pour ses actionnaires. Par ailleurs, GE continuait ses dons à diverses causes, dont beaucoup n’avaient rien à voir avec son activité de base.
Un certain Randall Stephenson a dirigé AT&T pendant 13 ans jusqu’à cette année. AT&T est propriétaire de CNN, qui était autrefois un vrai réseau d’information et qui comptait la grande majorité des téléspectateurs du câble.
À un moment donné, les dirigeants de CNN ont décidé de faire entrer leur compagnie dans le bras propagandiste du Parti démocrate. Pour cela, les gens de CNN à l’antenne ont soutenu des augmentations d’impôts, des réglementations stupides, etc.
Ils ont passé deux ans à promouvoir la fake news d’une conspiration russe pour nuire à M. Trump. Le résultat, c’est que Fox News les a dépassés en audience en traitant des informations qui étaient laissées de côté par CNN, et en étant beaucoup plus prudent avec les faits et plus équilibré (quoiqu’avec un penchant conservateur). Mettre de l’ordre dans CNN ne serait pas bien difficile et revaloriserait AT&T.
Mais M. Stephenson et ses collègues semblaient beaucoup plus préoccupés d’être bien vus du New York Times et d’autres médias de gauche que de veiller aux intérêts des actionnaires, qui sont en théorie leurs véritables patrons.
Le cas le plus intéressant de capitaliste anticapitaliste est peut-être celui de George Soros. M. Soros est né dans une famille juive en Hongrie il y a 90 ans, ce qui l’a obligé à apprendre à survivre d’abord sous Hitler, puis sous Staline lorsque les communistes ont pris le pouvoir. Après s’être réfugié en Angleterre, il s’est finalement installé aux États-Unis et est devenu citoyen américain.
Certaines personnes deviennent très riches en créant de nouveaux produits qui améliorent la vie de chacun – par exemple Henry Ford et Steve Jobs.
M. Soros, lui, a gagné beaucoup d’argent en pariant sur l’échec des autres (par des ventes à découvert), y compris des gouvernements. Les vendeurs à découvert sont nécessaires au bon fonctionnement des marchés, le plus souvent en pariant sur la baisse des prix. Mais M. Soros a été condamné pour avoir payé et utilisé des informations privilégiées, dépassant ainsi la limite légale.
Par l’intermédiaire de ses diverses fondations actives aux États-Unis et ailleurs, il soutient souvent des politiques économiques – hausses d’impôts, réglementation accrue, contrôle des prix – qui sont de nature à compromettre la croissance et la création d’emplois.
Soros dit qu’il admire le «capitalisme d’État» de la Chine – avec le rôle envahissant de son gouvernement – c’est tout dire
Richard W. Rahn est président de l’Institut pour la croissance économique mondiale et des Productions Succès improbable.
Source : Unmasking anti-capitalist capitalists in the age of Black Lives Matter – Washington Times
Traduction libre Cenator
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« M. Soros, lui, a gagné beaucoup d’argent en pariant sur l’échec des autres. »
Mais n’a t-il pas fait ça en Hongrie lors de la deuxième guerre mondiale !!!!!
Aux USA, il y a l’expression très explicite « get woke, got broke »…
https://www.urbandictionary.com/define.php?term=Get%20Woke%2C%20Go%20Broke
… autrement dit, « tu insultes tes acheteurs, tu perds de la capitalisation boursière ».
Voilà ce que pense l’entreprise Goodyear…
https://i2.informazione.it/fimg/2020/08/0207847d-864a-4f06-b13e-78fef6f7306d.jpg
… « toutes les vies se valent », pour eux, c’est « inacceptable ».
Comme ma vie ne vaut rien pour l’entreprise Goodyear, mes prochains pneus ne seront pas des Goodyear, je n’achèterai plus jamais des Goodyear et je ferai très largement savoir autour de moi qu’il ne faut plus acheter des Goodyear. Il faut frapper ces gens au seul endroit où ils peuvent avoir mal, au porte-monnaie.