Avec faste et pathos, ils ont lancé un « manifeste » pour la « neutralité pour le 21e siècle ». Mais cette neutralité n’est plus une neutralité : c’est une trahison totale.

«En temps de paix, la Suisse se prépare avec l’OTAN et l’UE afin qu’en cas d’agression, elle puisse se défendre militairement aux côtés des Etats de droit démocratiques», indique le manifeste.

On ne peut pas le dire plus clairement : la Suisse doit être intégrée à l’UE et à l’OTAN, sur le plan militaire mais aussi politique.

Car cette intégration est le véritable objectif des manifestes. Ils proviennent de l’organisation «La Suisse en Europe», qui a lancé auparavant «l’Initiative Europe». Celui-ci veut « ancrer la participation de la Suisse à l’intégration européenne comme l’élément le plus important de la politique étrangère suisse dans la Constitution fédérale ».

Bien entendu, cela se heurte de plein fouet à l’initiative de neutralité de Christoph Blocher et de l’UDC. L’initiateur du manifeste, l’avocat européen europhile Thomas Cottier, a déclaré vouloir mettre en place un « contre-modèle à l’initiative de Blocher ».

L’opinion de ces gens est claire : l’ancien diplomate Daniel Woker qualifie l’initiative de neutralité d’« initiative pro-Poutine » et d’« absurde ».

Pas étonnant que la présentation de « Manifest. Une neutralité pour le 21e siècle», une réunion des plus ardents partisans de l’adhésion à l’UE, un rendez-vous des revenants des débats politiques européens des années 1990 et 2000 : Christa Markwalder (FDP) était présente, l’ancien conseiller fédéral Samuel Schmid (ancien UDC, ex-BDP) s’est présenté. Les Euro-Turbos Joseph Deiss (au centre) et Kaspar Villiger (FDP) font également partie des premiers signataires.

Le mystère est désormais résolu quant à la raison pour laquelle cette dernière a récemment annoncé publiquement que la Suisse ne pouvait plus se défendre et devait adhérer à l’OTAN. Cela a provoqué confusion et étonnement. On sait désormais clairement d’où vient le vent.

C’est assez amusant à constater: l’ancien conseiller fédéral Christoph Blocher, 83 ans, parvient apparemment encore à mobiliser ses anciens opposants.

Alors : en route pour la prochaine bataille européenne ! Parce que c’est finalement de cela qu’il s’agit, le débat sur la neutralité n’est qu’une guerre par procuration pour l’alliance anti-Blocher.

Les 3 principaux commentaires sur « Polémique contre Christoph Blocher et sa prétendue « initiative pro-Poutine » : Les hommes politiques et les professeurs veulent renoncer complètement à la neutralité – leur véritable objectif : l’adhésion de la Suisse à l’UE et à l’OTAN »
  • le Chili

    Dieu merci, nous avons des Suisses comme Christoph Blocher, sa fille Magdalena et surtout un UDC qui s’engagent avec véhémence pour une Suisse indépendante.

  • monsieur taki

    Je ne veux pas d’une Europe d’interdictions et de réglementations totales. Je ne veux pas d’une OTAN d’expansion agressive et de changement de régime par la CIA. Et je ne veux pas non plus en faire partie. En aucun cas. Surtout pas pendant la Troisième Guerre mondiale.

  • Franz Boni

    Tout ce qui ne convient pas à ces hommes et femmes réveillés est pro-Poutine ou extrémiste de droite. Une grande partie de la population est systématiquement ignorée.

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